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Henri Guaino: «L'immigration est un problème»

Slate.fr, mis à jour le 24.02.2012 à 12 h 04

Le débat entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen tourne court. «L'immigration est un problème» pour Henri Guaino, Eric Woerth envoie des lettres à ses électeurs... Dans la revue de web de la présidentielle.

1.Pas de débat de Fronts

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen étaient les invités de l’émission Des paroles et des actes. Les organisateurs de France 2 avaient dû faire preuve de tact pour persuader la chef du Front national et le tribun du Front de Gauche de s’asseoir à la même table.

En fait de débat, le téléspectateur n’aura assisté qu’à un dialogue de sourd, Marine Le Pen refusant tout net de répondre à Jean-Luc Mélenchon qu’elle a qualifié de «faux candidat». Ce à quoi l’intéressé a répondu:

«Votre mépris me laisse indifférent et j'ai l'intention de combattre votre infâme parti et votre infâme politique partout où je le pourrai.»

Vingt minutes d’enfantillages plus tard, l’émission se terminait.

2.«L’immigration est un problème», répète Henri Guaino

Quelques minutes avant son non-débat avec Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen avait dialogué avec le conseiller du président de la République, Henri Guaino. Une discussion cordiale: «C’était de la politesse», explique-t-il sur RTL vendredi 24 février au matin. Sur la même station, celui qui est considéré comme la «plume» du président a réitéré des propos déjà tenus la veille, affirmant que «l’immigration est un problème». Il s’est cependant éloigné de la candidate FN, estimant que «la solution n’est pas de se fermer complètement à l’immigration».

3.Débattre des parrainages en conseil municipal : un échec

L’idée semblait pourtant bonne pour le maire de Linas (Essonne). François Pelletant, élu membre de Cap 21, a proposé à son conseil municipal de débattre sur le choix du candidat à parrainer, rapporte le Parisien. Un moyen d’instiller un peu de démocratie dans la course aux signatures, alors que les maires sont légalement les seuls compétents en la matière. Une façon aussi de partager la responsabilité de ce choix. Malheureusement pour lui, cette initiative s’est heurtée à un mur, les élus s’estimant «apolitiques», et rappelant que le maire «n’a aucun compte à rendre».

4.«De la part d’Eric Woerth»

«Dire ce que j’avais sur le cœur.» Les habitants de la quatrième circonscription de l’Oise vont avoir la joie de lire de l’Eric Woerth dans le texte. Soixante mille lettres signées «de la part d’Eric Woerth» vont leur être envoyées, annonce le Parisien. Ecrire à ses électeurs, un classique pour un député candidat à sa réélection.

Mais pour un ancien ministre mis en cause dans une affaire Bettencourt qui n’en finit plus, l’exercice s’apparente plus à une plaidoirie qu’à une profession de foi. Eric Woerth dénonce ainsi l’«acharnement médiatique» dont il est victime, avant de réfuter un à un toutes les accusations.

5.L’élection n’est pas encore jouée, Sarkozy instille le doute

Nicolas Sarkozy a réussi son entrée en campagne, au moins sur le plan «publicitaire», analyse Regis Lefebvre pour l’Express. Ce communicant, ancien directeur de cabinet de François Bayrou et co-scénariste de la série Les Hommes de l’ombre, salue le «professionnalisme» de la communication politique du candidat UMP.

Interview au Figaro Magazine, intervention aux JT de TF1 et de France 2, meetings spectaculaires, publication prochaine d’un livre: autant d’événements grâce auxquels «Nicolas Sarkozy a réussi à installer l’idée que les jeux ne sont pas encore faits», estime-t-il.

Photo: Henri Guaino lors d'une interview à l'Elysée en mars 2009. REUTERS/Philippe Wojazer

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