France / Présidentielle

2007 dans le rétro, épisode 38: Les candidats à la chasse aux voix

Temps de lecture : 2 min

20 FÉVRIER 2007. LA CHASSE AUX VOIX EST OUVERTE. La plupart des candidats à la présidentielle défilent lors de la rencontre organisée par la Fédération nationale des chasseurs. Avec environ 1,3 millions de chasseurs dans l’Hexagone, ne pas venir reviendrait à se tirer une balle dans le pied.

Mais tous les candidats ne sont pas à l’aise avec ce public prompt à dégainer. Si Ségolène Royal tente de rabattre l’auditoire dans sa direction en rappelant qu’elle est «une fille de chasseurs», Dominique Voynet risque bien de rentrer bredouille. «Je ne suis pas venue faire une danse du ventre devant vous», lance la candidate écologiste d’entrée de jeu, avant de regretter que que «les chasseurs, en tant que lobby, fassent si peu pour la conservation de la nature». Aux abois, elle quitte la salle sous les huées.

Fin limier, Nicolas Sarkozy ménage les susceptibilités de chacun, se contentant d’annoncer la création d’un «grand ministère de la Ruralité». Le terrain de chasse est bien connu pour Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers, mais surtout pour Fréderic Nihous, le candidat de CPNT. Tous trois dénoncent les contraintes européennes, et le dernier en profite pour tirer à vue sur le pacte écologique de Nicolas Hulot signé quelques jours plus tôt.

Cinq ans plus tard, le lobby conserve son influence et les voix de ses membres restent très convoitées. Ainsi Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas hésité fin janvier 2012 à accéder aux demandes des chasseurs concernant la chasse d’espèces protégées ou la période d’ouverture.

Photo: Dominique Voynet devant la Fédération nationale des chasseurs (France 2/Ina).

Newsletters

Bonus Malthus

Bonus Malthus

1 bougie

1 bougie

Ségolène Royal, ambassadrice des pôles

Ségolène Royal, ambassadrice des pôles

Newsletters