France / Présidentielle

2007 dans le rétro, épisode 29: le «pacte social» de Royal

Temps de lecture : 2 min

11 FÉVRIER 2007. APRÈS 6.500 DÉBATS PARTICIPATIFS, Ségolène Royal dévoile à Villepinte son «pacte social» pour la présidentielle et présente son nouveau slogan: «Plus juste, la France sera plus forte». Devant plusieurs milliers de personnes, dont tous les éléphants du parti et quelques personnalités (Lambert Wilson, Ariane Mnouchkine, Charles Berling…), elle se présente, selon les mots de Libération, en «mère de la nation»:

«Je sais, au fond de moi, en tant que mère, que je veux pour les enfants qui naissent et grandissent en France ce que j’ai voulu pour mes propres enfants.»

Elle réserve au premier secrétaire du parti François Hollande, qui intervient avant elle, la critique de Nicolas Sarkozy («la continuité en pire») et présente ses mesures: Smic à 1.500 euros, augmentation des petites retraites, création d’un service public de la caution…

Pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy réunit ses comités de soutien à la Mutualité, salle mythique de la gauche, pour présenter lui aussi un pacte «républicain» et critiquer sa concurrente, dont il moque l’idéal de démocratie d’opinion, «ultime renoncement de la politique». La vedette du jour est l’ouverture, avec les débauchages des UDF André Santini et Christian Blanc et une phrase marquante du candidat:

«Les étiquettes je m’en moque, les convictions je les respecte.»

Photo: Ségolène Royal le 10 février 2011 à Villepinte. REUTERS/Jacky Naegelen.

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