2007 dans le rétro, épisode 29: le «pacte social» de Royal
Par Jean-Marie Pottier |
publié le 10/02/2012 à 9h44, mis à jour le 11/02/2012 à 9h44
11 FÉVRIER 2007. APRÈS 6.500 DÉBATS PARTICIPATIFS, Ségolène Royal dévoile à
Villepinte son «pacte social» pour la présidentielle et présente son nouveau
slogan: «Plus juste, la France sera plus forte». Devant plusieurs milliers de
personnes, dont tous les éléphants du parti et quelques personnalités (Lambert
Wilson, Ariane Mnouchkine, Charles Berling…), elle se présente, selon les mots de Libération, en «mère de la nation»:
«Je sais, au fond de moi, en tant que mère, que je veux pour les enfants qui
naissent et grandissent en France ce que j’ai voulu pour mes propres enfants.»
Elle réserve au premier secrétaire du parti François
Hollande, qui intervient avant elle, la critique de Nicolas Sarkozy («la
continuité en pire») et présente ses mesures: Smic à 1.500 euros, augmentation
des petites retraites, création d’un service public de la caution…
Pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy réunit ses comités de
soutien à la Mutualité, salle mythique de la gauche, pour présenter lui aussi
un pacte «républicain» et critiquer sa concurrente, dont il moque l’idéal de
démocratie d’opinion, «ultime renoncement de la politique». La vedette du jour
est l’ouverture, avec les débauchages des UDF André Santini et Christian Blanc
et une phrase marquante du candidat:
«Les étiquettes je m’en moque, les
convictions je les respecte.»
Photo: Ségolène Royal le 10 février 2011 à Villepinte. REUTERS/Jacky Naegelen.