France / Politique

Sarkozy réfléchirait à l'arme du référendum

Temps de lecture : 2 min

SELON LE BLOG DU MONDE L'ELYSÉE CÔTÉ JARDIN, dont les informations ont été confirmées à l’AFP par une source proche de l’UMP, Nicolas Sarkozy annoncerait, dans un entretien au Figaro Magazine à paraître samedi, qu’il songe à soumettre à référendum une ou deux questions en cas de réélection, sur «des sujets larges de société».

La première porterait sur la possibilité pour les chômeurs de refuser une formation ou un emploi, la seconde sur la possibilité de confier le droit des étrangers, et notamment les décisions d’expulsions, à la justice administrative. Le chef de l’Etat serait fermement décidé sur le recours au référendum sur la première, pas sur la seconde qui, selon Le Monde, pourrait nécessiter une révision constitutionnelle préalable. Or celle-ci nécessiterait l’approbation des deux chambres du Parlement, dont le Sénat, où l’opposition est actuellement majoritaire.

En vertu de l’article 11 de la Constitution, le président de la République peut en revanche soumettre directement au référendum, sans que le texte soit voté par le Parlement, «tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique ou sociale de la nation et aux services publics qui y concourent».

RTL annonce également de son côté deux possibilités de référendum, un sur l’assurance chômage, un autre sur le financement de la protection sociale.

D’après un proche de Sarkozy cité par Le Parisien, «il faut parfois redonner la parole au peuple pour trancher, face aux inerties, aux blocages». «Il y a eu une maturation chez lui, il craignait pendant longtemps que les gens ne répondent pas à la question posée», indique un autre de ses conseillers au quotidien francilien.

S’il était battu lors de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy serait le seul président de la Ve République avec Valéry Giscard d’Estaing à ne pas avoir eu recours à l’arme du référendum sous son mandat. De Gaulle l’a utilisée quatre fois, Pompidou une fois, Mitterrand deux fois et Chirac deux fois, la dernière lors de la consultation sur la Constitution européenne du 29 mai 2005, où le «non» l’avait emporté avec près de 55% des voix.

Photo: REUTERS

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