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Le FN se «rediabolise» pour obtenir ses parrainages

Slate.fr, mis à jour le 08.02.2012 à 16 h 00

Au congrès de Tours, le 15 janvier 2011. REUTERS/Stéphane Mahé.

Au congrès de Tours, le 15 janvier 2011. REUTERS/Stéphane Mahé.

La revue de Web quotidienne de la campagne présidentielle.

1. Le FN se «rediabolise» pour avoir ses signatures

Les Inrocks racontent que, pour réussir à obtenir ses 500 promesses de parrainage, Marine Le Pen était prête en décembre à réintégrer «deux personnages sulfureux» pour obtenir leur signature: Olivier Wyssa et Alexandre Gabriac, deux conseillers régionaux exclus l'an dernier à cause de leur appartenance à un groupuscule nationaliste et pétainiste.

Le délégué général adjoint du FN Dominique Martin confirme, gêné:  

«C’est vrai qu’on leur a proposé de réétudier leur dossier en échange de leur signature.»

2. Nicolas Sarkozy et François Hollande d'accord sur les parrainages

Interrogé mardi 7 février sur France 2 sur les problèmes de Marine Le Pen pour trouver ses signatures d'élus, François Hollande a répondu qu'il était pour changer les règles qui encadrent ces parrainages:

«Il y a une règle qui a été posée par le législateur, nous ne pouvons plus la changer. C'est pas maintenant qu'il faut poser cette question, c'était il y a plusieurs mois! Moi, pour ce qui me concerne, je suis pour, le moment venu, changer ces règles de présentation.»

Il ne souhaiterait pas que les signatures deviennent anonymes, comme le demande le FN, mais qu'on envisage des parrainages citoyens. Nicolas Sarkozy a exprimé le même avis lors du petit déjeuner de la majorité de mardi.

3. Nadine Morano, Eva Joly, et les communiquants

Le Parisien a proposé à la ministre de l'Apprentissage de commenter Les Hommes de l'ombre, la série de France 2 sur une campagne présidentielle avec Nathalie Baye en candidate.

Nadine Morano, qui dit avoir adoré la série qu'elle trouve «assez exaltante», a notamment donné son avis sur les communicants et le médiatraining, part importante de la série, en profitant pour attaquer le physique de la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts:

 «Les images restent, alors il faut faire attention à tout, surtout quand on est une femme, scrutée du brushing aux chaussures. Le problème d’image d’Eva Joly ne vient pas que de son accent, c’est aussi physique. On sent du coup qu’il n’y pas de communicant derrière. Contrairement à Ségolène Royal, qui en 2007 est allée jusqu’à la médecine esthétique et la correction dentaire. C’est de l’emballage qui rend un candidat attrayant, accessible, mais, sans travail sur le fond, n’a pas d’incidence sur le vote des Français.»

Sauf que Nadine Morano nie avoir prononcé ces propos. Sur son blog, elle a rapidement mis en ligne un billet assurant que ceux-ci avaient été déformés dans le but de chercher la polémique, et met les choses au clair:

«Je n’ai porté aucun jugement sur le "physique" d’Eva Joly. C’est une adversaire politique que je respecte et dont j’ai simplement évoqué le naturel et la liberté d’allure qui ne la rendent pas otage de la construction d’une image voulue par des communicants qui impose souvent aux femmes, du brushing impeccable aux chaussures à talons, un véritable diktat

4. Civitas lance une campagne anti-Hollande

L'Institut Civitas, un mouvement catholique extrémiste, entre en politique: son mouvement de jeunesse vient de lancer une vidéo et des autocollants sur le thème «Pas une voix catholique pour François Hollande», rapporte le blog du Monde Droites Extrêmes.

5. Secret sur la candidature de Nicolas Sarkozy

Le président de la République, qui ne s'est toujours pas officiellement présenté à sa réélection, a demandé à ses proches «une extrême discrétion sur son calendrier personnel», affirme Le Parisien.

Devant des élus début février, il a notamment dit:

«Tout finit par se savoir, par fuiter. Je veux bien parler de tout avec vous, mais pas de ça. Faites-moi confiance, il y a des choses qu’on ne peut pas dire.»

Nicolas Sarkozy chercherait ainsi à ne pas donner «à l'avance [sa] feuille de route à l'adversaire», décrypte un ministre. Alors que son équipe travaille à l'annonce de candidature parfaite, René Ricol a de son côté affirmé qu'il ne serait pas le directeur de campagne du président.

Nicolas Sarkozy avait évoqué l'idée que son commissaire général aux investissements d'avenir, qui a entre autres mis en place le grand emprunt, mène sa campagne, peut-être en tandem avec Emmanuelle Mignon. Mais René Ricol a expliqué au Nouvel Observateur que, même s'il était en accord avec la ligne économique de l'Elysée, il ne se voyait pas défendre les idées que porte Claude Guéant.

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