2007 dans le rétro, épisode 26: Villiers et le psychodrame des parrainages
Par Aurélia Morvan |
publié le 08/02/2012 à 9h17, mis à jour le 08/02/2012 à 9h21
8 FÉVRIER 2007. QUI DIT
CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE DIT psychodrame des
500 signatures. Un principe qui se vérifie pour Philippe de Villiers,
candidat du Mouvement pour la France (MPF): à cinq semaines de la date limite
de dépôt des précieux sésames pour être officiellement dans la course à
l'Élysée, son équipe annonce qu’il n'a recueilli que 415 parrainages d'élus.
Paul-Marie Coûteaux, son
conseiller politique, devenu en 2012 le porte-parole d’une autre candidate en
mal de signatures, Marine Le Pen, s'inquiète de le voir plus occupé à critiquer
ses adversaires qu'à faire campagne:
«Nous ne sommes pas dans une
logique présidentielle, nous sommes dans une logique de combat politique assez
minable, assez formaté, qui n'a pas encore produit le déclic psychologique qui
lancera vraiment la campagne.»
Philippe de Villiers déposera à temps ses 500
signatures et n'obtiendra au final que 2,23% des suffrages au premier tour
de l'élection présidentielle: deux fois moins que ses 4,7% de 1995 et pas assez
pour se voir rembourser les 3,1 millions d’euros dépensés pour la campagne.
Photo: Philippe de Villiers, le 8 février 2007 (France 2/INA).