Au programme aussi de la revue de web des élections: Villepin en banlieue, le vote FN à Abbeville, la dissidence de Dati, les réalisateurs des candidats.
1. Claude Guéant: «J’ai tenu des propos de bon sens»
Son utilisation très polémique du terme «civilisations», il
«l’assume». Le ministre de l’Intérieur accorde un entretien au Figaro où il
explique avoir tenu ce week-end, devant des étudiants de l’UNI, «un discours
sur les valeurs républicaines et sur la France». Et attaque à nouveau
«l'idéologie relativiste qui promeut le nivellement des valeurs» du PS, dont il
voit des exemples dans son attitude sur le voile intégral ou les prières de
rue.
2. Dominique de Villepin, «trop stylé» en banlieue
Il est «l’homme du discours de l’ONU» contre la guerre en
Irak ou qui a condamné l’attaque par Israël de la flottille humanitaire de Gaza
en juin 2010, «a agi un peu comme un grand frère ou un père» pendant les
émeutes de 2005, bref «il est le seul à pouvoir rassembler à la fois les
Parisiens du XVIe arrondissement et les Arabes!». Un florilège de propos
entendus par le Parisien, qui s’est rendu à Argenteuil rencontrer les partisans
de l’ancien Premier ministre en banlieue.
3. Quand Abbeville devient le symbole du vote FN
Le New York Times, lui, s’est rendu dans la ville de la
Somme évaluer sur le terrain l’attrait du FN, comme l’avait fait Libération avant
lui. La commune traduit selon lui la façon dont le parti s’est implanté, plus
seulement dans le Sud, mais aussi «dans le Nord post-industriel», où «les
principaux sujets de préoccupation sont davantage économiques: le chômage, les
fermetures d’usine, la concurrence au sein d’une Union européenne élargie».
4. Rachida Dati en dissidente féministe
Si la situation reste en l’état, la deuxième circonscription
de Paris verra un match à quatre entre François Fillon, Rachida Dati, Axel Kahn
pour le PS et Alain Lambert pour le MoDem. L’ancienne ministre de la Justice a
en effet confirmé dimanche soir sur France 2 sa volonté de s’y présenter. Avec
un discours légèrement différent depuis le début de l’année: comme le note le
JDD, «elle n'invoque plus son implantation locale mais la parité des
investitures de l'UMP à Paris».
5. Comment sont filmés les meetings des candidats
Le supplément télévision du Monde consacre un
article aux «autres hommes de l’ombre» de la présidentielle, ceux
qui fournissent aux télévisions des images de leurs meetings, comme la société
de production Evénements grand public et conférences politiques lors du meeting
de François Hollande au Bourget le 22 janvier. «La bataille de l'image est
primordiale, mais notre objectif n'est pas de la contrôler ou de la manipuler»,
y assure Manuel Valls, le responsable de la communication du candidat.
Photo: Claude Guéant à l'Assemblée nationale, le 18 octobre 2011. REUTERS/Charles Platiau.
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