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La fin de la Cour de justice de la République

Slate.fr, mis à jour le 04.02.2012 à 9 h 42

Devant un tribunal à ParisCharles Platiau REUTERS

Devant un tribunal à ParisCharles Platiau REUTERS

La fin de la Cour de justice de la République, Fillon et Juppé presque dans les bras l'un de l'autre, le retour de Hulot, Sarkozy mal-aimé par les Français, Ségolène Royal et ses problèmes de domicile... notre revue de web de la présidentielle

1.Hollande veut supprimer la Cour de justice de la République

Selon le Nouvel Observateur, François Hollande devrait faire sensation lundi 6 février dans le monde judiciaire. S’il est élu le 6 mai à la présidence de la République, la Cour de justice de la République (CJR), instaurée par François Mitterrand en 1993, disparaîtra. Le candidat socialiste entend supprimer cette juridiction d’exception, chargée de juger les ministres ayant commis une infraction dans l’exercice de leurs fonctions, et qui, depuis sa création, s’est surtout distinguée pour sa lenteur à faire aboutir les dossiers. En cas de disparition de la CJR, les membres du gouvernement éventuellement mis en examen à l’avenir, seront renvoyés devant un tribunal ordinaire, comme n’importe quel citoyen. François Hollande entend en faire l’annonce lundi en fin d’après-midi, à l’occasion d’une réunion publique consacrée aux questions de justice et de sécurité.

2.Fillon et Juppé s'adorent…

Il n'y a pas de doute la campagne est bien lancée. Pour preuve, François Fillon et Alain Juppé ont fait vendredi 3 février assaut d'amabilités à un point difficile à imaginer lors d'une visite du Premier ministre à Bordeaux, sur les terres du ministre des Affaires étrangères.

Les deux hommes, qui jusque-là se détestaient cordialement, se sont tutoyés et complimentés. «C'est un très grand honneur pour la ville et pour moi un très grand plaisir de t'accueillir aujourd'hui», a lancé dans sa mairie le ministre des Affaires étrangères, précisant qu'il n'avait pourtant «pas de subvention à demander». Le numéro 2 du gouvernement, ministre d'Etat, a énuméré les qualités qu'il prête au Premier ministre: «le sérieux bien sûr, la rigueur intellectuelle et morale, la ténacité dans l'accomplissement de ta tâche, et puis aussi ton attachement à la République». En retour, M. Fillon en a presque fait autant: «Bordeaux a un très grand et un très bon maire et mon gouvernement a un très grand et un très bon ministre des Affaires étrangères».

3.Hulot revient et Joly n'est pas ravie

Après avoir voyagé avec sa famille pour se remettre de sa défaite, Nicolas Hulot, candidat malheureux à la primaire écologiste revient dans le jeu politique dans quelques jours. Il donnera une interview au Monde dans laquelle il expliquera pourquoi il faut parler d'écologie dans cette campagne... tout en se gardant bien d'apporter son soutien explicite à Eva Joly! Une sortie qui décevra sans doute Eva Joly. Dans son autobiographie Sans tricher (Les Arènes), elle écrit à propos de son ex-concurrent, après l'avoir dépeint quelques pages plus haut comme le «favori» des «élites politiques et médiatiques» : «J'ai aussitôt pensé qu'une fois son chagrin passé, Nicolas m'aiderait dans la campagne, comme il s'y était engagé.» Mais elle a peut-être été un peu trop loin dans la campagne des primaires écolo. «Si elle ne l'avait pas traité de candidat des multinationales, il aurait fait le job!» décrypte un de ses ex-partisans.

4.Sarkozy le mal-aimé

Pour le ministre de l'Intérieur Claude Guéant qui s'exprimait vendredi sur Radio Classique et Public Sénat, Nicolas Sarkozy «souffre d'un défaut d'affection des Français». Interrogé sur des regrets exprimés par le président de la république, M. Guéant a répondu: «Nicolas Sarkozy a déjà eu l'occasion d'exprimer des regrets sur tel ou tel événement de son quinquennat, il l'a déjà fait dans beaucoup de conversations que les uns et les autres ont entendues. Faut-il qu'il exprime sa vision des choses, la façon dont il a vécu sa présidence dans un livre - on dit qu'il en prépare un? Ce sera très bien, je crois qu'il serait bien qu'il lève quelques malentendus, qu'il explique la genèse de certaines décisions pour que les Français comprennent mieux», a poursuivi le ministre. «La crédibilité de Nicolas Sarkozy pour exercer le pouvoir suprême est là», a assuré ce proche du chef de l'Etat. «C'est vrai qu'il souffre d'un défaut d'affection des Français, mais il n'empêche qu'il a fait la preuve de cette capacité».

5.Législatives: Ségolène Royal a des problèmes de domicile

Comme Rama Yade à Colombes, on reproche à l'ancienne candidate socialiste de ne pas être domicilée à la Rochelle, ce qui l'empêcherait de se présenter aux prochaines législatives de juin 2012. Un électeur de la Rochelle qui a saisi le tribunal d'instance pour contester la domiciliation de la candidate. A l'origine de la polémique, le fait que l'adresse donnée par la candidate pour justifier son inscription sur la liste électorale de la ville ne permette pas de joindre la candidate ou de lui remettre des courriers qui lui sont destinés. Pour le moment, la présidente de la région Poitou n'habite pas encore vraiment dans le local.

Cette dernière s'est pourtant justifiée en expliquant qu'elle était titulaire d'un bail à la Rochelle «par souci de cohérence et de respect vis-à-vis de ses électeurs» et a souligné que son inscription sur les listes électorales a été validée par une commission administrative qui comprend des représentants du préfet et du TGI. Ségolène Royal fait face à beaucoup de contestations, même au sein du bureau socialiste rochelais, qui parle de «parachutage» et dénonce cette situation.

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