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Marine Le Pen aurait bien aimé «combattre le nazisme»

Aurélia Morvan, mis à jour le 02.02.2012 à 19 h 58

Marine Le Pen, candidate FN à l'élection présidentielle de 2012.  REUTERS/Regis Duvignau

Marine Le Pen, candidate FN à l'élection présidentielle de 2012. REUTERS/Regis Duvignau

Mercredi 1er février, Marine Le Pen, affirmait son «aversion pour tous les totalitarismes», selon Le Parisien, après la polémique causée par sa récente participation à un bal viennois qu'elle qualifie elle, de «mondain», organisé par des mouvements d'extrême droite.

On ne devrait donc plus la voir en compagnie de néo-nazis puisque le site du Monde confirme que le nazisme, ce n'est pas la tasse de thé de la dirigeante du Front national, évoquant au passage une certaine proximité de François Hollande avec les dictateurs Moubarak ou Ben Ali, ou le fameux duo Sarkozy/Kadhafi.

«Le nazisme fut une abomination. Il m'arrive de regretter de ne pas être née à cette période, pour avoir pu le combattre.»

A contre-courant des déclarations de Jean-Marie le Pen, son père, la candidate 2012 du Front national, dont la popularité dans les sondages est grandissante, dénonce une manipulation politique pour détourner les Français des vraies questions de fond. A contrario, Hervé Gattegno, le rédacteur en chef Point, estime qu'en cette période électorale, Marine le Pen «s'est piégée toute seule».

«Avec sa mauvaise valse viennoise, Marine Le Pen abîme la façade qu'elle avait si habilement rénovée. Au moment où elle prétend avoir du mal à réunir les 500 signatures pour la présidentielle, c'est au moins une terrible maladresse.»

A l'occasion de cette intervention de crise, le site SoYou.tv cite Marine Le Pen qui affirme ne pas être non plus une une fervente admiratrice du point Godwin en politique.

«N'est-ce pas une manière de banaliser l'horreur nazie que de traiter tous les gens qui ne sont pas d'accord avec vous de nazis en toute circonstances? N'est-ce pas une banalisation du nazisme que d'assimiler Marine Le Pen, élue, honnête, mère de famille, à Hitler? N'est-ce pas une banalisation du nazisme quand le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) avait fait une affiche de M. Sarkozy avec le bras tendu, où il était marqué “jusqu'où va-t-il aller?” Ça, c'est une banalisation du nazisme!»

Aurélia Morvan
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