2007 dans le rétro, épisode 20: une gaffe présidentielle s'invite dans la campagne
Par Agathe Ranc |
publié le 02/02/2012 à 6h56, mis à jour le 02/02/2012 à 15h43
2 FÉVRIER 2007. En même temps qu’il exigeait la suspension du
programme nucléaire iranien, Jacques
Chirac a confié à des journalistes français
et américains qu'il n'était «pas
tellement dangereux» que l'Iran ait la bombe
nucléaire. Des propos qu'il retire rapidement, invoquant le off et
«un raccourci extrêmement schématique». Mais dont les
socialistes profitent tout de même pour faire oublier les gaffes de
leur candidate Ségolène
Royal en fustigeant la
«folie» et «l'incompétence» du chef de
l'Etat. Jean-Marc
Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée
nationale, déclaire vouloir «connaître la réaction du candidat
UMP», réaction que Nicolas Sarkozy se garde de partager.
Le même jour, le magistrat Renaud Van
Ruymbeke est renvoyé devant le Conseil supérieur de la magistrature
dans le cadre de l'affaire Clearstream pour manquement à ses
obligations (il avait rencontré hors procédure le «corbeau» et
sollicité de lui l’envoi anonyme des listings). Il met en cause le
candidat et ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy pour ce qu'il
estime être «une décision
politique orchestrée par le pouvoir».
Et alors que deux tiers des Français
(71%) se disent déçus de la campagne présidentielle qu'ils trouvent ennuyeuse (sondage OpinionWay pour le Figaro-LCI),
ils sont 33% à en imputer la mauvaise qualité au candidat UMP...