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Nicolas Sarkozy: une photo de plus vers la candidature?

Slate.fr, mis à jour le 27.01.2012 à 18 h 06

SEPTEMBRE 2006. A l'université d’été de l’UMP, Nicolas Sarkozy, souriant et bronzé, plaisante, les mains jointes, au milieu d’une vingtaine de journalistes. Un an après la Baule et sa confrontation avec Dominique de Villepin, le président de l'UMP prend sa revanche. Il sera l'unique candidat de son parti pour la prochaine présidentielle.

Dans le cadre d’une série prochainement publiée sur Slate.fr sur les photos qui ont marqué les campagnes présidentielles, nous nous sommes intéressés à ce cliché devenu célèbre.

Confusion

L’auteur, Olivier Laban-Mattei, raconte qu’à l’époque, sa photo avait provoqué la colère du candidat et de son staff, parce qu’elle «dénonçait cette connivence» avec les journalistes. Les photographes s’étaient ensuite vus interdire l’accès aux à-côtés de la campagne qui venait de se lancer.

Pourtant, cette semaine, alors que Nicolas Sarkozy n'est toujours pas officiellement candidat et que son intervention télévisée du dimanche 29 janvier sera décomptée comme temps de parole de «candidat présumé», l’AFP, pour laquelle la photo a été faite, envoie un mail au photographe, lui expliquant que l'état-major de l’UMP demande à utiliser le cliché pour le futur site internet officiel de campagne.

«Elle est revenue en odeur de sainteté», s’étonne Olivier Laban-Mattei, qui refuse.

Contactée, l’UMP confirme que la demande a bien été faite, mais assure que «c’est pour un usage interne». Lequel? «C’est confidentiel», répond notre interlocuteur, visiblement gêné.

A l’Agence France Presse, la question embarrasse également. Au bout du fil, notre interlocutrice se mélange les pinceaux, croit que nous appelons de la part de l’UMP, puis du photographe.

«La photo ne sera pas diffusée, conformément à son souhait, c’est comme cela que nous fonctionnons...»

Nous tentons de dissiper le malentendu:

«D’accord, mais je ne vous appelle pas de sa part. Je veux juste que vous me confirmiez que la demande a bien été faite, par qui, et pourquoi...»

La conversation se tend.

«Je n’ai pas à vous répondre!»

– Mais vous venez de me confirmer que...

– Je ne confirme rien du tout, cela ne vous regarde pas.»

Thomas Baïetto

Etudiant à l’Ecole de journalisme de Sciences Po

Photo: la page de Paris-Match de l'époque

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