2007 dans le rétro, épisode 14: un «procès stalinien» s'invite dans la campagne
Par Jean-Marie Pottier |
publié le 27/01/2012 à 9h12, mis à jour le 27/01/2012 à 10h55
27 JANVIER 2007. ON LUI REPROCHAIT D'AVOIR AFFIRME EN NOVEMBRE 2006, à propos
de l’équipe de France de football:
«Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur
onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet
de la société. […] J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks.»
Soutenu par l’ensemble de sa majorité, le président de la
région Languedoc-Roussillon se dit victime d’un «procès stalinien» et du
ralliement à Ségolène Royal de Christiane Taubira, dont les voix avaient fait
défaut à la gauche en 2002. Il invite néanmoins «tous ses amis à voter pour
Ségolène Royal» et affirme que «tout ce qui est exagéré est insignifiant». En
déplacement aux Antilles, la candidate «prend acte» de cette décision.
Le cas Frêche continuera d’empoisonner le PS pendant
plusieurs années, notamment lors des régionales 2010, jusqu’à sa disparition le
24 octobre 2010. Et l’Hérault continue, en pleine campagne présidentielle, de
rester une fédération compliquée pour le PS, avec l’affaire des frais de bouche
du sénateur Robert Navarro, exclu du parti en février 2010 et touché par une
plainte de Solférino. Le 25 janvier 2012, son avocat a dénoncé… «un procès
stalinien».
Photo: Georges Frêche, le 27 janvier 2007. France 2/Ina.