1.
«Fendre l'armure», qu'est-ce que ça veut dire?
Rue89 s’intéresse
à l’expression la plus utilisée par les journalistes politiques ce week-end: François
Hollande a voulu «fendre l’armure» avec son discours du Bourget. Une expression
popularisée par Lionel Jospin lors de sa première campagne présidentielle en 1995 et
qui est devenue un véritable cliché, utilisé aussi bien pour
parler d’Alain Juppé que de Martine Aubry ou de Claude Guéant.
2. Les mesures surprises de Hollande
Le Parisien revient sur les «mesures-surprises» annoncées par François Hollande lors de son meeting du
Bourget, alors que les observateurs s’attendaient à un discours «de posture» en
attendant le dévoilement du programme plus tard dans la semaine. Pêle-mêle, le
candidat a annoncé vouloir revenir sur les rythmes scolaires, sanctionner les
villes en manque d’habitat social, créer des zones de sécurité prioritaire, supprimer
les stock-options ou encore inscrire la loi de 1905 sur la séparation de l’église
et de l’Etat dans la Constitution.
3. L'accalmie de la crise mauvaise pour Sarkozy?
Pour Arnaud Leparmentier, journaliste du Monde
qui tient le blog l’Elysée côté jardin, il y a au moins une personne en France qui ne
voit pas d’un bon œil la récente accalmie de la crise de la dette: le
président de la République. Pour Leparmentier, Nicolas Sarkozy est «en passe de voir s’envoler» son dernier
argument, «celui du président qui protège
dans la tempête».
4. Zebda entre en campagne
Le JDD publie une
interview du groupe toulousain Zebda, dont le nouvel album Second Tour vient de sortir. Un album au
timing qui n’est pas «anodin» et dans
lequel les Toulousains s’opposent notamment aux débats de l’UMP sur la laïcité et
l’identité nationale. Militants de gauche, ils espèrent ne pas être «trahis» par
la gauche une fois de plus: «Ce n’est pas la gauche qui a nommé trois
ministres héritiers de l’immigration postcoloniale.»
5. «Libé» défend son sondage sur le vote lepéniste
Le directeur de Libération Nicolas Demorand et le
directeur associé de l’institut Viavoice reviennent dans un
édito sur la une du journal du lundi 9 janvier: «30 % n’exclueraient [sic] pas de voter
Le Pen». D’'abord pour s’excuser de l’erreur de conjugaison du verbe
exclure à la troisième personne du pluriel du conditionnel présent, qui s’écrit
«excluraient». Mais surtout pour défendre la méthode du sondage et le titre
choisi, objets de
critiques la semaine passée car les 30% regroupaient des personnes ayant répondu «oui» et «non, probablement pas» à la question «Si le premier tour de l'élection présidentielle
avait lieu dimanche prochain, pourriez-vous voter pour Marine Le Pen?» L’édito
précise que le chiffre signifie «que le niveau "d’appétence maximale", stade ultime des sphères
d’audience potentielles du lepénisme, se situe à 30 %».
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