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2007 dans le rétro, épisode 6: une semaine de plus pour les parrains

Grégoire Fleurot, mis à jour le 19.01.2012 à 10 h 57

19 janvier 2007. LA COURSE DES PETITS ET MOYENS CANDIDATS aux 500 parrainages nécessaires pour être officiellement admis à concourir est un épisode récurrent des campagnes présidentielles: alors que beaucoup, comme Olivier Besancenot, Dominique Voynet ou même Jean-Marie Le Pen, sont en pleine «chasse» aux fameux parrainages, le président de la République et le Premier ministre annoncent qu’ils comptent rallonger d’une semaine la récolte des signatures, allant à l’encontre du calendrier proposé par le Conseil constitutionnel, qui recueille les précieuses sésames.

La date limite pour l’envoi des parrainages reste le 16 mars, mais c’est la date de début de la collecte qui est avancée d’une semaine (du 1er mars au 22 février), décision qui sera confirmée cinq jours plus tard par Matignon. Si le geste est salué par Jean-Marie Le Pen, il n’est pas purement altruiste de la part de Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Le Monde souligne que  les deux hommes «s’inquiètent que les difficultés rencontrées par les petits candidats puissent leur être imputées.»

Il semblerait en tous cas que le calendrier adopté en 2007 ait fini par convaincre le Conseil constitutionnel, grand organisateur de l’élection: les candidats disposent en 2012 du même délai, à un jour près, pour envoyer leurs parrainages, du 23 février au 16 mars. De quoi rassurer Marine Le Pen qui a fait savoir –comme son père en avait l’habitude – qu’elle est encore loin d’avoir réuni ses 500 signatures. 

Photo: la façade du Conseil constitutionnel. REUTERS/Charles Platiau.

Grégoire Fleurot
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