«S'il
devait y avoir une nouvelle panique financière, il faudra trouver des
solutions crédibles et rapides pour protéger le financement de
l'économie réelle. François Hollande serait un peu dans la même
situation que Barack Obama en 2008: lorsque Lehman Brothers a fait
faillite, mi-septembre, on était dans la dernière ligne droite de la
campagne américaine. Cela ne l'a pas empêché d'être élu.»
La faillite de Lehman Brothers avait été un moment marquant de la campagne américaine: le 15 septembre 2008, jour même où la banque déclarait faillite, et alors que son équipe diffusait une nouvelle publicité vidéo qui commençait par les mots «notre économie est en crise», John McCain affirmait lors d'un meeting:
Même s'il avait alors également reconnu qu'il y avait «un immense désarroi sur nos marchés financiers et à Wall Street», la campagne de Barack Obama s'était jetée sur l'occasion pour souligner qu'il était complètement déconnecté des préoccupations des Américains, se fendant même d'un spot publicitaire:
Pour la campagne démocrate, «le timing n'aurait pas pu être meilleur», racontait The Plain Dealer à l'époque: «McCain était en train de progresser dans les sondages, boosté par la convention républicaine et sa décision surprise de prendre Sarah Palin comme vice-présidente». Après cette gaffe, et plus généralement avec la crise économique, les sondages sont repartis du côté d'Obama.
De la même façon que le camp du candidat démocrate accusait le président George Bush Jr d'être responsable de cette situation économique catastrophique, le parti socialiste insiste sur la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans la perte du triple A.
Dans une interview au Monde, François Hollande a ainsi rappelé que «le président sortant avait fixé comme un "objectif", et même comme
une "obligation", la conservation du triple A», avant d'ajouter: