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2007 dans le rétro, épisode 1: le sacre de Sarkozy

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 17.01.2012 à 19 h 20

Nicolas Sarkozy lors de son investiture, le 14 janvier 2007. REUTERS/Philippe Wojazer.

Nicolas Sarkozy lors de son investiture, le 14 janvier 2007. REUTERS/Philippe Wojazer.

Hasards du calendrier: cette année, l'élection présidentielle a lieu aux mêmes dates qu'en 2007, le 22 avril et le 6 mai. Il y a cinq ans, Nicolas Sarkozy et François Bayrou étaient déjà candidats; les deux autres «grands» candidats, François Hollande et Marine Le Pen, étaient l’un premier secrétaire du PS, l’autre directrice stratégique de la campagne de son père... A partir du samedi 14 janvier et jusqu'au 6 mai, Slate retrace de manière quotidienne les évènements qui ont marqué la campagne cinq ans avant jour pour jour.

14 JANVIER 2007. DE GAULLE ET GAMBETTA, JAURES ET JEANNE D'ARC, Guy Môquet et les moines de Tibhirine, Simone Veil et Georges Mandel… Devant les militants réunis porte de Versailles, Nicolas Sarkozy, intronisé candidat de l’UMP par 98% des voix, prononce un discours très «guainoïste».

Ce «fils d’immigré, […] petit Français de sang mêlé», affirme avoir «changé parce que l’élection présidentielle est une épreuve de vérité à laquelle personne ne peut se soustraire», évoque «épreuves» politiques et «souffrances personnelles». La veille, selon Le Monde, il avait annoncé à un proche un discours «impudique»…

Il ébauche aussi les grandes pistes de son programme: «être le président qui remettra le travailleur au cœur de la société, […] s’efforcera de moraliser le capitalisme, […] va remettre la morale au cœur de la politique». Et affirme vouloir «tendre la main» aux électeurs des extrêmes… ainsi qu’à l’autre camp :

«Je demande à vous tous de comprendre que je ne serais pas que le candidat de l’UMP.»

En face justement, pendant que la candidate Ségolène Royal visite des agriculteurs dans le Poitou-Charentes, c’est Dominique Strauss-Kahn qui est préposé à la riposte, après deux mois de silence médiatique. Au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, il compare à Berlusconi celui qui lui ouvrira six mois plus tard les portes du FMI:

«On sait très bien comment Nicolas Sarkozy met le feu aux banlieues, ses déclarations sur le karcher, tout ça… C’est sa nature. Et en ce sens, c’est un homme qui n’est pas sans dangerosité pour la société.»

En coulisses, on aperçoit plusieurs de ses lieutenants de l’époque, dont Pierre Moscovici, aujourd’hui directeur de campagne de François Hollande. Qui, pour avoir évoqué quelques jours plus tôt une annulation des baisses d’impôts pour les hauts revenus, a droit à une pique: selon DSK, le premier secrétaire ne s'exprimait qu'à titre personnel.

Références, stratégie, promesses, soutiens: lire notre article sur le discours de Nicolas Sarkozy

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (942 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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