Économie

La mort des centres commerciaux américains

Temps de lecture : 2 min

Les centres commerciaux, emblématiques du mode de vie américains, ferment leurs portes les uns après les autres aux Etats-Unis.

Centre commercial à Los Angeles (Californie). REUTERS/Lucy Nicholson
Centre commercial à Los Angeles (Californie). REUTERS/Lucy Nicholson

Les centres commerciaux font partie intégrante du mode de vie américain depuis la naissance de la société de consommation dans les années 1950. L’Europe a suivi ce modèle 20 ans plus tard. C’est notamment leur adoption par les adolescents, porteurs du nouveau style de vie, qui a fait aux Etats-Unis leur popularité et leur succès.

Mais le temps des centres commerciaux semble aujourd’hui révolu. Ils ferment un peu partout dans le pays victimes notamment de leur incapacité à s’aligner en terme de prix et de choix sur le commerce électronique. On trouve même des sites (deadmalls.com, and collections of empty mall photos) qui répertorient et publient des photographies de centres commerciaux à l’abandon. Une autre raison pour laquelle les centres commerciaux disparaissent et leur abandon progressif par les adolescents américains.

Selon la 27ème étude semestrielle du cabinet Piper Jaffray sur le comportement des adolescents américains, leur fréquentation des centres commerciaux a baissé de 30% en dix ans. Ils s’y sont rendus en moyenne 29 fois au cours des douze derniers mois contre 38 fois en 2007. L’étude souligne que les restaurants remplacent de plus en plus les centres commerciaux comme lieu de rendez-vous pour les adolescents américains.

Il faut dire aussi que l’obsession sécuritaire dans les centres commerciaux, les couvre-feux pour les jeunes et l’agressivité de vigiles de plus en plus nombreux, a aussi contribué à changer les habitudes des adolescents tout comme une évolution de leurs habitudes de consommation.

Piper Jaffray explique que pour la première fois depuis qu’il réalise son étude, les adolescents américains ont dépensé une part plus importante de leur argent en nourriture et en «évènements» qu’en habillement. C’est encore trop tôt pour prolonger cette tendance, mais les adolescents, victimes de la crise et d’une baisse de leur pouvoir d’achat, réduisent peut-être leur dépendance et leur addiction aux marques de vêtements à la mode.

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