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Un think tank anglais veut limiter les achats immobiliers pour les investisseurs étrangers

Slate.fr, mis à jour le 02.02.2014 à 17 h 26

Londres, le 18 décembre 2013. REUTERS/Toby Melville

Londres, le 18 décembre 2013. REUTERS/Toby Melville

Comment faire pour que les loyers à Londres cessent d’augmenter, et que les classes moyennes ne soient plus contraintes de payer des fortunes pour se loger en Angleterre? Civitas, think tank libéral, propose un plan radical: limiter la possibilité pour les investisseurs non européens d’acheter des habitations anglaises.

Le Guardian explique que l’organisation reproche aux ministres de «permettre à de riches investisseurs étrangers de favoriser un boom immobilier» qui fait augmenter les prix et exclue du marché immobilier des millions de citoyens britanniques.

Angleterre VS Australie

«Le plan serait d’empêcher des gens comme Roman Abramovich, propriétaire du club de foot de Chelsea, ou d’autres oligarques russes, de grossir des portefeuilles immobiliers qui s'élèvent déjà à plusieurs millions de livres. [Civitas] entend aussi réfréner ainsi un flot d’investissements en provenance de pays comme la Chine, la Malaisie, ou Singapore». 

Pour cela, l'organisation suggère un système similaire à celui de l'Australie, qui prévoit qu'aucune vente ne peut avoir lieu au profit d'acheteurs étrangers à moins que celle-ci ne permette un accroissement du parc immobilier existant.

En 2012, 85% des biens les plus chers ont été achetés avec des fonds étrangers, selon le rapport. 7 milliards de livres (8,5 milliards d'euros) ont été dépensés pour des demeures londoniennes haut de gamme, et seulement 20% de cet argent venait de citoyens britanniques. Deux tiers des maisons achetées par des personnes venues de l'étranger l'étaient dans un but d'investissement.

Londres est la cinquième ville la plus chère du monde, selon un classement publié par Challenges en février 2013, et la première en Europe.

Comparaison

Paris en revanche, selon des chiffres de Barnes (groupe immobilier de luxe), relayés par le Figaro en janvier 2014, baisse dans le classement des villes les plus recherchées. 

«Chez Barnes», écrit Le Figaro, «le nombre de biens de plus de 5 millions d'euros à vendre à Paris et en région parisienne a augmenté de plus de 70 % passant de 74 à 128 en un an». Le groupe confiait au quotidien qu'«à Neuilly, des maisons proposées à 5 ou 6 millions d'euros il y a trois ans peinent aujourd'hui à trouver preneur au-dessus de 3 millions».

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