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La journée de six heures, la solution pour les entreprises?

Alexandra Le Seigneur, mis à jour le 13.12.2013 à 15 h 59

Stowa Antea Wristshot / GuySie via Flickr CC License by

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A lire, pour tous ceux qui travaillent plus de 40 heures par semaine. Faire des extras serait mauvais pour la santé, explique Quartz. De trop longues journées tuent la concentration et donc la productivité. La solution, avancée par le site économique américain: revenir à des journées de six heures.

Pourquoi? D'abord pour des raisons physiologiques. Une étude de la Bibliothèque nationale de médecine reprise par Quartz explique que l’heure à laquelle on va dormir est plus importante que le temps de sommeil. Se réveiller alors qu'il fait encore nuit serait mauvais pour l'alliance corps/esprit, encore plus que n'avoir dormi que quatre heures. Se rendre au travail fatigué, c'est comme s’y rendre encore soûl de la veille.  

Le sommeil ainsi que l’heure du réveil jouent beaucoup sur la performance du salarié. Un neuroscientifique a expliqué au New Yorker que dans les heures qui suivent le réveil, notre esprit n'est pas à 100% de ses capacités pourtant réunies dans les heures qui précèdent le sommeil. L’esprit peut prendre quatre heures avant d’atteindre une vivacité complète. C’est pour cela que des journées de travail raccourcies rendraient la productivité au travail plus optimale. Des journées de travail de six heures seraient donc beaucoup plus efficaces pour le salarié et l’entreprise que celle de huit heures, voire plus.

L’homme fonctionne sur la base de cycles et de pics d’énergie, rappelait Salon en mars 2012. Des pics qui auraient lieu plutôt en fin de matinée et en fin d’après-midi. Du coup, travailler trop tôt le matin, ça sert à rien.

De la même manière, il ne faudrait pas travailler plus de 40 heures par semaine, affirmait encore Salon: «Chaque heure que vous effectuez au-delà de 40 heures vous rend moins efficace et productif, à court et à long terme».

Tous ces arguments pour la réduction de nos journées et nos semaines de travail vont dans le sens de la lutte contre le «présentéisme», le pendant tout aussi handicapant de l'absentéisme en entreprise. Comme le rappelait Catherine Bernard dans Slate en septembre, un salarié trop présent n'est pas un cadeau pour une entreprise, surtout s'il travaille en étant malade. La France commence à se saisir du problème. Le 11 décembre, seize grandes entreprises ont signé une charte pour lutter contre le présentéisme s'engageant notamment à respecter les temps de vie familiale, et faire la chasse aux réunions après 18 heures. L’idée? «Lutter contre la culture du présentéisme, de la réunion tardive et de la disponibilité permanente», selon le ministère des Droits des femmes cité par Le Parisien.

Alexandra Le Seigneur
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