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Barbie: fabriquée par des Chinois et maintenant pour des Chinois

Laszlo Perelstein, mis à jour le 08.11.2013 à 18 h 26

Shanghai. Sogno d'amore. Love's dream. Luciano via Flickr CC License by.

Shanghai. Sogno d'amore. Love's dream. Luciano via Flickr CC License by.

Deux ans et demi après la fermeture du plus grand magasin Barbie au monde à Shanghai (il abritait une salle contenant 900 poupées), Mattel relance sa stratégie commerciale en Chine, selon le Wall Street Journal.

La marque qui commercialise les Barbies a décidé de viser les «mamans tigres», qui considèrent que jouer est une perte de temps, et produit désormais des Barbies davantage à but éducatif.

Parmi les nouveaux modèles, Mattel a donc mis en avant «Barbie violoniste soliste». La poupée a toujours la même blondeur, les mêmes yeux bleus, la même plastique, mais est accompagnée d’un violon et son archer, un pupitre et des partitions de musique. Son prix a également été revu à la baisse, affichant 79 yuans, soit 9,7 euros, loin des 22,4 euros du prix international.

Le WSJ rapporte que le plus grand fabricant de jouets au monde en termes de ventes (devant Lego) s’est même allié au gouvernement pour faciliter son retour. Les ministres chinois de l’Education et de la Culture, ainsi que des experts de l’éducation, ont présenté cette semaine une étude sur l’intérêt de joueur pour augmenter le temps de jeu dans les écoles.

«S’ils autorisent plus à jouer, la moitié de notre marketing est faite», a commenté Peter Broegger, directeur général adjoint de Mattel Asie-Pacifique.

Ce recentrage sur la Chine après l’échec du magasin de six étages à Shanghai, dont l’installation a coûté 30 millions de dollars, est logique, explique Quartz. D’après Euromonitor, l’Asie-Pacifique devrait représenter dans quelques années le plus gros marché mondial de jeu. En 2011, la Chine est le Japon occupaient respectivement la 2e et 3e places en cumulant plus de 17% des ventes totales.   

Au troisième trimestre, Mattel a affiché de très bons résultats opérationnels, en hausse de 15,6% par rapport à ceux de la même période l’année passée. Le fabricant américain a ainsi dégagé un bénéfice net de 442,8 millions de dollars (331,7 millions d’euros), affichant un rétablissement des ventes de poupées Barbie (+3%) après une année de baisses consécutives.

Avec ces résultats prometteurs, le groupe doit maintenant imposer Barbie comme modèle culturel en Chine. Est-ce que les petites Chinoises voudront toujours d’une poupée quand elles seront que l’entreprise qui les fabrique est accusée de graves violations du travail dans leur pays?

Laszlo Perelstein
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