Égalités / Économie

Lors de la prochaine crise économique, ce sont les femmes qui sauveront le monde

Temps de lecture : 2 min

Christine Lagarde, directrice générale du FMI. REUTERS/Jacky Naegelen
Christine Lagarde, directrice générale du FMI. REUTERS/Jacky Naegelen

Les hommes ont eu leur chance. Mais si une nouvelle crise économique internationale survient dans le futur, le «Comité pour sauver le monde» sera sans doute majoritairement constitué de femmes. C’est en tout cas ce qu’avance le Wall Street Journal, qui s’est rendu compte que quatre des cinq postes les plus importants dans le domaine de l’économie mondiale seront sans doute bientôt occupés par des femmes.

A commencer par Janet Yellen, actuellement vice-présidente de la Réserve fédérale américaine, qui est pressentie pour obtenir le poste de présidente depuis que Larry Summers, l’ancien secrétaire au Trésor, a retiré sa candidature.

Hillary Clinton, quant à elle, pourrait devenir présidente des Etats-Unis en 2016. L’ancienne secrétaire d’Etat américaine, qui avait perdu la primaire démocrate au profit de Barack Obama en 2008, a répété plusieurs fois qu’elle n’était plus intéressée par la présidence. Mais cela n’empêche pas Washington de spéculer.

A la tête du FMI, autre institution cruciale pour l’économie mondiale, on retrouve Christine Lagarde, la Française la plus influente en 2013 selon le classement de Slate. Elle est la première femme de l’histoire à occuper ce poste clé. Et selon le Wall Street Journal, son mandat, qui se terminera au courant de l’année 2016, pourrait être renouvelé –à moins que les ambitions présidentielles que l’on prête à l'ancienne ministre de l’Economie ne se confirment.

Enfin, Angela Merkel, la chancelière allemande, est en bonne voie pour être réélue lors des législatives de septembre.

Le dernier poste important occupé par un homme serait donc celui de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne.

Certes, cela fait beaucoup de «peut-être». Et puis, il n’y a pas que les crises économiques qui menacent le monde. Il y a aussi les conflits armés, et comme Rosa Brooks nous le faisait remarquer en août dernier, plus de femmes au pouvoir ne signifiera pas forcément moins de guerres:

«Le monde est rempli de gonzesses dures à cuire et loin d'être pacifistes –ai-je déjà parlé de ma mère?– et les faits soutenant l'idée que le monde serait plus paisible si les femmes étaient plus nombreuses à avoir des responsabilité politiques” sont, à l'inverse, assez rares. [...] Ce genre d'optimisme est signe d'un contresens sur les différences sexuelles existantes et d'une erreur, encore plus conséquente, quant à la trame complexe de facteurs culturels et institutionnels présidant à l'usage de la force militaire.»

Crise ou pas crise, ce qui est sûr, c'est que le monde a besoin de plus de femmes dirigeantes.

Anaïs Bordages

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