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Bourse: les marchés ont connu 18.520 krachs depuis 2006

Laszlo Perelstein, mis à jour le 17.09.2013 à 13 h 56

 Crushed.  Mike McCune via Flickr  CC License by.

Crushed. Mike McCune via Flickr CC License by.

Le 6 mai 2010, un flash krach survient aux Etats-Unis. En quelques minutes, les marchés perdent près de 10% de leur valeur. Depuis 2006, ce genre de volatilité est en fait très courant et s’est produit plus de 18.000 fois, rapporte la revue scientifique Nature. 

Cela est dû au temps de réaction de l’être humain, environ une seconde, face à un potentiel danger. Réputés plus intelligents, les grands maîtres d’échecs n’ont besoin que de 650 millisecondes pour réaliser que leur roi est en échec après un coup. En comparaison, il ne faudra que 740 nanosecondes (soit 1.000 fois moins de temps) à la future puce iX-eCute pour réagir à des évènements ciblés.

Un temps de réaction parfaitement adapté aux ultrafast extreme events (UEE ou évènements extrêmes ultrarapides). Très fréquents depuis la nouvelle législation rendant plus attractives les transactions à haute fréquence (responsables du krach de 2010), ils durent moins de 1.500 millisecondes.

Entre le 3 janvier 2006 et le 3 février 2011, ce sont ainsi 18.520 krachs et pics que les marchés financiers ont connu. Les prix ont changé de 0,08% ou plus avant de retourner au prix des marchés à l’échelle de temps humaine, détaille le magazine Quartz, sans que personne ne s’en aperçoive jusqu’à présent.

Le graphique ci-dessous montre comment les UEE fonctionnent. Le nombre de krachs cumulés (en rouge) et de pics (en bleu) ont progressé entre 2006 et 2001 comparé à l’indice S&P 500, le plus représentatif du marché américain. La liste des actions les plus soumises aux UEE est affichée en vert, Morgan Stanley (MS, tout en bas) étant celles en ayant le plus subis.

Graphique d'explication du phénomène par Nature 

«Est-ce que ce sont 18.000 coups de chance pour l’un des algorithmes ou 18.000 exemples d’une nouvelle forme de transactions internes?, s’interroge Neil Johnson, professeur de physique à Miami, qui a mené l'étude, en termes de viabilité de l’information, c’est très difficile à dire. C’est plutôt étrange d’avoir ça qui se passe et de n’avoir personne qui sait.» 

Il reste encore beaucoup à apprendre de ces micro-évènements, mais déjà des expériences suggèrent que les ordinateurs sont bien plus efficaces à l’échelle humaine du temps qu’à celle inférieure à la seconde, rapporte Quartz.

Laszlo Perelstein
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