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Snapchat, une appli bénie pour le délit d'initié?

Anaïs Bordages, mis à jour le 01.08.2013 à 18 h 46

Des traders au New York Stock Exchange, à Wall Street, le 12 avril 2013. REUTERS / Brendan McDermid

Des traders au New York Stock Exchange, à Wall Street, le 12 avril 2013. REUTERS / Brendan McDermid

Vous connaissez Snapchat, l’application smartphone grâce à laquelle on peut s’envoyer des photos qui s’autodétruisent quelques secondes après réception? C’est pratique pour envoyer des photos coquines, mais aussi, et c’est ce qui inquiète les autorités américaines, pour échanger des informations financières confidentielles sans laisser de traces...

Selon un article du Daily Dot, le procureur du district sud de New York, Preet Bharara, aurait récemment confirmé cette tendance en déclarant:

«Le délit d’initié est un crime de communication. A partir du moment où les gens savent se servir des messageries instantanées ou de Snapchat, les autorités devraient s’y pencher.»

Mais si certains traders de Wall Street devaient se laisser tenter, il leur faudra tout de même rester prudents. En effet, l’article rappelle que ce n’est pas parce que les photos se désintègrent sur l’écran de votre portable qu’elles ont disparu à tout jamais. En cas d’affaire frauduleuse, des experts pourraient sans problème récupérer ces données effacées. De plus, il est possible de conserver les photos reçues avant qu’elles ne s’autodétruisent, en faisant tout simplement une capture d’écran. Méfiez vous donc de votre destinataire: pour exposer le prochain scandale financier, désormais, il suffira juste d’un peu de dextérité...

Anaïs Bordages
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