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Detroit, la plus grande ville américaine à avoir jamais fait faillite

Matthew Yglesias, mis à jour le 19.07.2013 à 11 h 45

Le 27 janvier 2013 à Detroit, aux Etats-Unis. REUTERS/Rebecca Cook

Le 27 janvier 2013 à Detroit, aux Etats-Unis. REUTERS/Rebecca Cook

C’est officiel depuis ce jeudi 18 juillet. La ville de Detroit est en faillite. Pas une faillite métaphorique comme celles que les hommes politiques ont tendance à annoncer pour critiquer la politique fiscale d’un adversaire. Une vraie faillite, comme celles que l’on retrouve dans le chapitre 9 du «bankruptcy code» américain.

C’est la plus grande ville à avoir jamais été en faillite, et bien sûr aucune grande ville ne fait faillite sans entraîner une série complexe de problèmes. Mais la raison principale pour laquelle Detroit en est arrivée là est assez simple. En 1950, il y avait 1,85 million d’habitants à Detroit. En 1970, il y en avait 1,5 million. En 1990, c’était un million pile. En 2010, la population était descendue à 710.000.

Quand votre ville rétrécit comme ça, vous vous retrouvez avec une base imposable insuffisante pour maintenir l’infrastructure fixe ou pour payer les retraites qui ont été gagnées en des temps plus prospères. Dégraisser les obligations d’héritage est une étape nécessaire du redressement.

Vous pouvez vous délester des obligations touchant les prestations de retraite sans faire faillite en spoliant les retraités. Mais l’étendue des problèmes fiscaux de Detroit est si énorme que cette solution serait cruelle et inutile. Les porteurs d’obligations doivent prendre un coup, et c’est comme ça qu’il faut s’y prendre.

Matthew Yglesias

Traduit par G.F.

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