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Avion: ceux qui voyagent en première classe polluent plus

Grégoire Fleurot, mis à jour le 14.06.2013 à 11 h 35

Le première classe d'un A380-800 d'Emirates, REUTERS/Phil Noble

Le première classe d'un A380-800 d'Emirates, REUTERS/Phil Noble

La Banque mondiale a publié une étude (PDF) montrant que les passagers en première classe dans les avions génèrent jusqu’à neuf fois plus de dioxyde de carbone, le gaz responsable du réchauffement climatique, que les passagers en classe économique, tandis que ceux qui utilisent la classe affaires en génèrent trois fois plus qu’en éco.

La raison principale de cette différence est que les passagers qui paient plus ont plus d’espace dans l’avion, ce qui signifie que les compagnies utilisent plus de carburant par personne pour les transporter. Cela est d’autant pus vrai quand des sièges chers restent vides. Or, il y a en moyenne plus de sièges vides dans les parties les plus chères de l’avion qu’en classe économique.

Une explication est que les passagers en première classe ont tendance à embarquer plus de bagages que les autres, ce qui rend les avions plus lourds, et donc entraîne une consommation de carburant plus importante.

La Banque mondiale souligne que contrôler des facteurs comme le poids relatif des passagers, l’efficacité de l’appareil et la durée de vol n’est pas facile, et que ses chiffres ne sont que des estimations. L’organisation a commissionné l’étude notamment pour essayer de réduire sa propre empreinte carbone, dont le transport aérien représente plus de la moitié. En 2009, les employés de son siège de Washington ont effectué plus de 189.000 voyages, soit près de 720 millions de kilomètres, dont 73,6% en classe affaires et 6,9% en première classe.

Depuis, la Banque mondiale a quasiment supprimé tous les vols en première, ce qui a réduit de 20.000 tonnes son empreinte carbone entre 2009 et 2012. Le Washington Post ironise sur les efforts qu’il reste à faire pour l’organisation:

«Les auteurs soulignent que pour une organisation qui a fait du changement climatique une priorité, elle devrait peut-être revoir sa politique de transport pour compenser l’empreinte carbone importante de ses voyages les plus chers. Ils se sont bien gardés de faire une recommandation sur la manière de parvenir à cette compensation. Mais voilà deux solutions très simples:

Voyagez moins. Et quand vous voyagez, asseyez-vous à l’arrière du bus avec nous autres.»

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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