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Depuis les années 70, les Indiens se sont enrichis, mais leur apport calorique a diminué

Temps de lecture : 2 min

Women in agriculture, India / CIDSE - together for global... via FlickrCC License by
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Les Indiens ont un apport calorique moins important que dans les années 1970. C'est ce que révèle une étude de deux chercheurs de l'Université du Massachusetts, relayée par le site Quartz.

Les deux chercheurs, qui se sont intéressés à la relation entre la consommation en calories et les dépenses d'un foyer dans 74 zones, tentent d'expliquer un paradoxe: alors que les revenus ont augmenté depuis quarante ans, l'apport calorique par habitant a diminué.

C'était déjà la conclusion d'une étude de la National Sample Survey Organisation publiée en 2012. En 1972-1973, l'apport calorique par personne s'élevait à 2.266 kcal dans les zones rurales et 2.107 kcal en zone urbaine. Près de quarante ans plus tard, ces chiffres ont chuté à 2.020 kcal en zone rurale et 1.946 en zone urbaine.

Graphique publié sur le site The Hindu

Si l'on s'intéresse aux personnes dont l'apport calorique est le moins élevé, on constate qu'une partie considérable de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté:

«La commission de planification estime que l'apport calorique nécessaire qui définit le seuil de pauvreté est établi à 2.400 par personne par jour dans les zones rurales et 2.100 calories par personne dans les zones urbaines. Si on s'en tient à ce chiffre, au moins 80% de la population dans les zones rurales et 50% dans les zones urbaines tombe en-dessous de l'apport minimum. Cela indique une incidence bien plus grande de la pauvreté dans le pays que ce que reflètent les autres indicateurs qui estiment le pourcentage de la population en-dessous du seuil officiel de pauvreté

Les chercheurs de l'Université du Massachusetts avancent plusieurs hypothèses pour expliquer ce phénomène de recul de l'apport calorique, mais le plus probable semble être que les budgets des ménages se sont resserrés, souligne Quartz:

«Ils concluent que les Indiens ruraux consacrent une plus grande partie de leur budget à des choses comme le loyer, l'assurance santé et l'éducation. Cette tendance vaut aussi pour les habitants des zones urbaines. Dans le même temps, le budget consacré à la nourriture n'a pas bougé depuis les années 1980.»

Le budget alloué aux services a en effet plus que doublé entre les années 1980 et 2010.

Cécile Schilis-Gallego

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