Économie / Sports

A Londres, c'est la loi des sponsors qui s'applique

Temps de lecture : 2 min

Visa est partenaire des Jeux olympiques de Londres. Neil Hall/REUTERS.
Visa est partenaire des Jeux olympiques de Londres. Neil Hall/REUTERS.

On connaissait déjà l’accord exclusif entre le CIO et Mcdonald’s pour la distribution en nourriture des Jeux olympiques, mais ce n'est évidemment pas le seul partenariat de l'évènement. Et d’après Le Monde, le Comité international olympique est devenu un vrai big brother au service de ses sponsors.

En plus de la chaîne de restauration rapide, Coca-cola, Visa et Heineken ont eux aussi passé des contrats exclusifs avec le CIO. Des règles strictes encadrent ainsi ce que font les athlètes: comme l’explique The Guardian, ceux-ci n’ont par exemple pas le droit de bloguer des photos leur petit déjeuner s'il ne s’agit pas d’une marque qui a un accord avec le comité.

Ces restrictions s’appliquent également aux spectateurs qui ont notamment l’interdiction de diffuser une partie des JO en ligne.

Tout se passe comme si le comité avait mis en place une sorte de branding police. D’ailleurs, Patrick Clastres, historien des Jeux olympique juge que la prise de contrôle par le CIO de la ville de Londres est sans précédent:

«On assiste à une prise de contrôle par le CIO et par ses sponsors des espaces olympiques. Ils créent un système autarcique dans lesquels s'impose, pour une durée déterminée, une loi d'exception, à l'image des lois antiterroristes. Le CIO sécurise l'organisation même des jeux depuis trois olympiades.»

Comme le note Le Monde, pendant les JO «le CIO exige, Londres s’exécute». La ville a même dû signer un contrat de 76 pages avec le comité qui encadre totalement les Jeux olympiques. Ainsi, la branding police traquera les commerces de proximité qui chercheraient à tirer profit de l’évènement. L’Olympic Kebab ou l’Olympic Bar sont donc passibles de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 20.000 livres (25.000 euros).

Les exemples sont nombreux: Londres a même établi une zone d'exclusion de marques autour des principaux sites olympiques, où les publicités pour des marques autres que celles approuvées par les organisateurs sont interdites.

Cette politique n'est cependant pas si surprenante que ça: d’après Investir.fr, les onze plus grands sponsors ont rapporté près de 730 millions d’euros au CIO rien que pour la période 2010/2012.

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