Culture

Désolé les rappeurs: Johnny avait tout pigé bien avant vous

Temps de lecture : 13 min

Johnny c’est la France, toute la France, il la connaît mieux que personne et il la chante avec honneur.

Johnny Hallyday se produit sur la scène du Palais Omnisports de Paris-Bercy, le 15 septembre 1987. | Patrick Kovarik / AFP
Johnny Hallyday se produit sur la scène du Palais Omnisports de Paris-Bercy, le 15 septembre 1987. | Patrick Kovarik / AFP

Précédemment dans «Sang pour Sang Johnny»: les vingt premières années discographiques de Johnny ont procuré à notre héros des grandes joies, mais aussi beaucoup de peines. À l’aube du treizième jour du marathon, les années 1980 s’annoncent plus menaçantes que jamais…

Jour 13 – Communiqué

Voilà trois semaines que vous suivez cette saga. Bravo pour votre courage. Çà et là, vous avez peut-être relevé les petites marques d’affection disséminées à l’endroit de son épouse «formidable». Hommage? Non, pommade. Je suis la «fantastique épouse» et j’ai deux-trois choses à vous raconter sur son expérience.

Quand Johnny a trépassé, je l’ai senti venir… Alors que nous déjeunions paisiblement quand la foule se massait à la Madeleine, surgit un timide «Est-ce que je ne serais pas passé à côté de Johnny?» auquel j’avais décidé de ne pas prêter attention. Lui-même sembla d’ailleurs balayer dans la seconde cette idée saugrenue… Quelle naïveté de ma part!

Les premiers jours, je n’ai rien dit pour ne pas le gêner. C’est une phase, ça lui passera! me répétais-je… Car voilà que je le retrouvais, de plus en plus souvent, à la fenêtre, casque sur les oreilles et clope au bec, très concentré sur son écoute –beaucoup trop forte, comme toujours, pour que les voisins en profitent. Et moi aussi. Des mugissements. Des supplications, des «wooooooooow». Du Johnny.

Puis il y a eu ces heures passées devant l’ordinateur. Des fenêtres refermées précipitamment à mon approche. Des brouillons sur TextEdit que je n’avais pas le droit de lire. «Non, c’est pas du travail. Enfin si, peut-être. C’est pour la science!»

Lorsque j’ai compris, il était trop tard. La Johnnyphobie laissait la place à une forme de Hallyday-enthousiasme tout à fait déconcertante. Notre couple s’est forgé sur l’amour commun de Sonic Youth et voilà que j’observais notre progéniture se dandiner au son de «Mon pays, c’est l’amour» que son père nous faisait écouter avec un second degré de moins en moins évident.

Nous avons fêté récemment sept années de mariage. Un cap délicat, paraît-il, que j’abordais avec confiance; comment aurais-je pu prédire que la menace de notre couple se prénommerait Johnny?

Jour 14

Je n’ai pas du tout envie de me taper les années 1980 de Johnny, ni même la suite. Je sais déjà que ça pue. Toutes les grandes stars des années 1960 ont plus ou moins foiré leurs années 1980. Enfin, surtout plus que moins. En bon imitateur, Johnny va faire pareil dans les très grandes largeurs, je le sais déjà. Le premier album de cette nouvelle décennie porte d’ailleurs un titre éloquent: À partir de maintenant. Et bien, à partir de maintenant, c’est n’importe quoi.

«Un diable entouré d’anges»: l’avènement de Johnny Disco ou plutôt Johnny «Italo Disco». Pas déplaisant, mais bon… C’est aussi sur ce disque que Johnny chante «Je ne suis pas un héros», écrit sur mesure par Daniel Balavoine. Là encore, Johnny s’emmêle les pinceaux dans une version discoïdo-rock qui aura une conséquence assez humiliante: déçu, Balavoine enregistrera peu après sa propre version et en fera un tube. Ballot.

Depuis quelques jours, je mûris une théorie de tout premier ordre sur Johnny: quand l’expression «rock'n’roll» apparaît dans le titre d’une chanson, la chanson craint, c’est automatique. Quelques exemples:

  • «Le Rock’n’roll» (1974): atroce.

  • «Rock’n’roll Man» (1974): horrible.

  • «Joue pas de Rock’n’roll pour moi» (1976): bon, ça, ça passe. Exception.

  • «Le Rock’n’roll est né» (1977): immonde.

  • «Le bon temps du Rock’n’roll» (1979): nul.

Sur En pièces détachées, deuxième album eighties (encore un titre révélateur), Johnny entonne «Excusez-moi de chanter encore du rock'n'roll». Excuses rejetées.

Je suis en passe de valider ma théorie. Nouveau test dès l’album suivant, Pas Facile (tu m’étonnes) avec «Le Rock'N'Roll c’est comme ça».

Théorie définitivement validée. Je vous avais bien dit que j’écoutais Johnny pour la science!

Johnny Stats – Jour 14

Nombre d’albums écoutés: 3
Durée d’écoute: 2h05
Taux d’exaspération: 238%

Jour 15

Enfin une éclaircie dans les difficiles moments musicaux que je traverse: ce matin, sortie de «Red Dead Redemption 2», cocasse jeu vidéo qui nous emmène à la conquête de l’Ouest et des femmes faciles qui peuplent ses saloons. Le jeu est installé, la bière prête à se faire descendre comme un vulgaire coyote, et…

«Et Johnny alors?»

Ah. Ma fantastique épouse est entrée dans sa phase «culpabilisation». Ça l’arrange bien: si j’écoute du Johnny, je ne squatterai pas la télé toute la journée. Au fond elle a raison, je sais qu’elle a raison, qu’elle a toujours raison. Je vois bien ce que j’essaye de faire: échapper à Johnny.

Alors j’abandonne mon cheval, ma fidèle monture qui s’éloigne seule vers le soleil couchant. File, petit cheval, un jour, nous nous retrouverons à l’ombre d’un ranch entre deux braquages.

Au moins, je ne suis pas trop dépaysé quand je tombe sur la pochette du prochain album à détester, euh écouter pardon.

Un tel niveau de laideur impose le respect. Je me demande comment Johnny et son pôle artistique, si on peut appeler ça comme ça, en sont arrivés là.

– Et là Johnny, on te mettrait en aigle sur la pochette, et avec tes pattes tu porterais une guitare mais en fait elle est cassée et c’est trop destroy.
– Ouais, cool. Il reste du whisky?

Notez bien que je n’accuse pas Johnny. Il n’aurait jamais pu avoir une idée pareille. Les idées pourries, ça vient toujours de l’entourage d’un artiste, même quand ce n’est pas le cas. Au moins, le titre est en accord avec la pochette: Quelque part un aigle. Un vrai voyage ce disque… Sans surprise, ça parle d’Amérique, sauf que là, il y a un hic.

Je me demande bien comment Johnny et son pôle musical, si on peut appeler ça comme ça, en sont arrivés là…

– Ouais et alors tu vois Johnny, on ferait une chanson sur l’Amérique, mais qui commencerait par l’hymne anglais et c’est trop destroy.
– Ouais cool. Il reste de la vodka?

Et après nous avoir trimballés dans son Amérique à lui, celle des livreurs de journaux, des films en noir et blanc et des routes sans fin, Johnny nous emmène directement… à Montpellier. Montpellier, ses radars, ses flics, sa bonne humeur.

«Hier j'ai pris deux cent trente à Montpellier
J'ai souri au radar, photographié,
Les flics m'ont dit: “Johnny tout de même
Il n'y a donc personne que tu aimes?
On dirait que tu veux t'tuer”
Moi, ça m'a fait marrer»

Non seulement Johnny s’en sort sans suspension de permis, mais il va même battre le record du monde de rapidité sur le trajet Montpellier-Paris…

«Quatre heures après dans un bar à Paris
Une fille m'a dit: “Dis, tu m'offres un whisky?”»

Après ce superbe exploit, il était bien normal d’avoir un coup de mou: «Cure de blues», qui déraille complètement…

«Quand je marche à côté de mes shoes, je me fais une cure de blues.»

Dommage, il n’est pas passé loin de «Put on your red shoes and dance the blues». Mais ça, c’est «Let’s Dance», et c’est David Bowie qui l’a fait. Johnny est passé à deux doigts du tube mondial. Rageant.

Johnny Stats – Jour 15

Nombre d’albums écoutés: 1
Durée d’écoute: des heures interminables
Taux d’exaspération: 965%

Jour 16

J’ai découvert un truc imparable pour faire mon ménage du samedi matin vite fait bien fait: écouter du Johnny des années 1980.

J’ai épousseté au son de «La Peur», j’ai balayé sur «Le Survivant», j’ai récuré sur «Ma Voix de Révolté», j’ai aspiré sur «Je n’en suis plus capable» et son solo d’accordéon. OUI: D’ACCORDÉON. Vous ne me croyez pas? Rendez-vous à 3’24.

Et pour finir, j’ai briqué sur «Entre Violence et Violon» et son solo de… violon, sans doute le plus rapide du monde. Vérifiez, c’est à 2’34.

L’appartement était nickel en à peine deux heures. Mon précédent record était d’environ deux jours. Ma fantastique épouse était ravie!

«Et bah dis donc ça brille! Merci Johnny! Au fait tu en es où?»

Où j’en suis? À un moment où les années 1980 vont me rattraper dans toute leur crasse. J’avais mis de côté deux disques, et pour cause: je ne les trouvais nulle part en streaming. Le premier s’appelle Black Es Noir. Paru en 1981, c’est un album 100% en español. Olé. Aucune trace sur Apple Music, Spotify ou Deezer, mais une unique réédition en 2008. Allez, je vais faire un beau geste: j’achète! Sauf que…

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Finalement, je n’achète pas. J’échoue sur YouTube, où je retrouve à peu près toutes les chansons, et c’est muy caliente. Tous les grands tubes sont là, de «Toda La Musica Que Amo» à «Requiem Por Un Loco», sans oublier bien évidemment «Yo Te Amo». Mais celle que je préfère, c’est bien «Black Es Noir», dont on peut encore trouver un genre de clip dans les tréfonds du net… ¡Ay, caramba!

Cette version spatiale aura aussi droit à sa version française, avec exactement le même clip, inutile de se compliquer la vida.

Encore plus fort: pour la sortie de sa première intégrale en 1982, Johnny réenregistre ses premiers tubes des 60's qui ne peuvent pas y être inclus pour des raisons contractuelles. Ça s’appelle Version 82, et ce n’était vraiment pas nécessaire de se donner tout ce mal. C’était déjà nul dans les années 1960, ça n’allait pas devenir génial dans les années 1980.

Je crois que je commence à prendre cette histoire de Johnny vraiment trop au sérieux. Quand on va chercher une compilation qui n’apparaît même pas dans la discographie officielle et qui en plus n’a jamais été vraiment rééditée, c’est que le dernier stade de l’addiction n’est plus très loin.

Johnny Stats – Jour 16

Nombre d’albums écoutés: 4
Durée d’écoute: 3h10
Taux d’exaspération: quelle exaspération?

Jour 17

Cette histoire de Johnny qui chante en espagnol m’a donné des envies d’ailleurs. Je continue donc d’explorer le «Johnny polyglotte». J’ai déjà à mon tableau de chasse Johnny qui couine en anglais, Johnny qui baragouine en italien, Johnny qui tartine en espagnol… Il ne me faut pas longtemps pour dégoter Johnny Auf Deutsch.

J’imagine qu’il a enregistré cette version de «Das Alte Haus In New Orleans» lors de son service militaire en Allemagne. Ça méritait le mitard. Mais reconnaissons à Johnny son côté «Nelson Monfort» du rock. Aucune langue ne lui fait peur, et surtout pas les plus difficiles:

«Nagai yoru ga
Yagate ageru
Hito no koe ga
Soto o tooru»

Vous aurez bien sûr reconnu «Que te t’aime» en japonais. Une pure provocation.

Je connaissais déjà cette version, me semble-t-il… En revanche, je ne connaissais pas Johnny en turc… C’était en 1966 et mieux vaut qu’Erdogan ne tombe pas dessus, il pourrait s’énerver. Voici donc «Altin Yüzük» («Une bague en or») et «Yesil Gözleri Için» («Pour ses yeux verts»):

L’intermède international s’arrête là. Si je continue à fouiner, je vais finir par trouver une version d’«Allumer le feu» en serbo-croate et je préfère éviter ça. Retour aux années 1980, précisément 1984. Je tombe sur En V.O., un album… en anglais. Décidément, c’est ma journée «langues étrangères». Mais là, c’est très spécial: le type a poussé la perversion à faire une reprise de «Vertige de l’Amour» de Bashung en anglais… Avec en prime un clip «P’tite virée à Pigalle» pour se rincer l’œil en toute décontraction. Attention, chef-d’œuvre.

Je ne comprends plus rien à ce qu’il fait, je ne cherche même plus à comprendre.

Sur l’album suivant, Drôle de métier, c’est un phénoménal coup de gueule qui m’attend.

«C’est sûr qu'un soir ça va péter
C'est sûr qu'un soir ça va cogner
Fais gaffe à la fumée
Au feu les pompiers
Ma banlieue va exploser»

«Génération Banlieue», nouvelle preuve de l’imparable vista de Johnny. Désolé les rappeurs: Johnny avait tout pigé bien avant vous.

Si seulement on l’avait pris au sérieux, on n’en serait pas là. Johnny c’est la France, toute la France, il la connaît mieux que personne et il la chante avec honneur dans «La tournée»:

«À Dinard j'ai les moules, à Marseille j'ai les boules»

Une ode à notre pays des terroirs, alors que le journal de Jean-Pierre Pernaut n’existe pas encore: c’est de nouveau le Johnny visionnaire qui s’exprime ici. Chapeau l’Artiste.

Johnny Stats — Jour 17

Nombre d’albums écoutés: 2 + les chansons en langues étrangères
Durée d’écoute: 1h40
Taux d’exaspération: vous n’avez pas idée

Jour 18

Je commence à fatiguer. Il me reste dix-sept albums à écouter, et la liste des chefs-d’œuvre à suivre fait peur. Le premier me fait suer d’avance: Nashville 84. À moins d’un titre mensonger, ce disque a donc été enregistré par Johnny Hallyday en 1984. Encore mieux: la pochette nous apprend qu’il a été enregistré à Nashville.

Alors que fait Johnny quand il enregistre un disque à Nashville, temple du rock et surtout de la country? Et bien figurez-vous qu’il fait de la salsa. Eh oui, de la salsa. Je tombe de ma chaise. Le mec enfonce Tito Puente avec une aisance insolente. Après vingt-cinq ans de carrière, Johnny a enfin trouvé sa voie: la salsa.

Bon en fait, non. Nashville 84, c’est évidemment ceci:

Un énième gloubi-boulga de rock'n'roll à l’ancienne, avec quelques sommités de l’époque déjà plus ou moins jeunes: Stray Cats, Carl Perkins, Emmylou Harris, Don Everly… Si j’étais de mauvaise foi, je dirais que tous ces braves gens ont surtout pensé au beau chèque qu’ils allaient encaisser pour chanter avec le French Elvis. Et si j’étais vraiment de mauvaise foi, j’ajouterais que tous ces braves gens ont certainement appris l’existence de Johnny quand on leur a proposé de chanter avec lui.

Le pire, c’est que j’ai failli me faire avoir. «Oh c’est mignon, Johnny enregistre des reprises d’Elvis avec les musiciens d’Elvis» ai-je d’abord pensé… N’importe quoi. Tout cela n’a évidemment aucun intérêt, mais au moins, Johnny a l’air heureux. Et un Johnny heureux, c’est important.

Johnny Stats – Jour 18

Nombre d’albums écoutés: 1
Durée d’écoute: 0,8 heure
Taux d’exaspération: stratosphérique

Jour 19

Voilà enfin arrivé ce jour que j’attendais autant que je redoutais. Devant moi s’élève une des pierres angulaires du Johnnysme: Rock'n'Roll Attitude, l’album intégralement écrit par Michel Berger.

Michel Berger. Je n’ai jamais pu l’encadrer celui-là. Alors vous pouvez imaginer que la collaboration Johnny-Berger est pour moi une source d’angoisse aussi puissante que l’idée d’une nuit avec Elephant Man.

Je dois me mettre dans des conditions d’écoute optimales et trouver la pièce idéale. J’ai d’abord pensé à ça:

Finalement, je choisis le salon. En cas d’urgence, je pourrai être secouru plus facilement. Relativisons: j’ai déjà englouti vingt-cinq ans de carrière de Johnny. Je sais à quoi m’en tenir, que d’excellentes chansons surgissent souvent quand je m’y attends le moins. Je me lance, dans le calme et la dignité.

«Le chanteur abandonné», ou le classique auquel n’échappe aucun auteur de Johnny: la chanson sur la solitude. Je reste cool, je ne vais pas condamner tout de suite. J’ai quand même besoin d’une bière. On passe à «Qui ose aimer». Je cherche ma bière, mais elle est déjà vide. J’en prends une autre. Ah, voilà «Quelque chose de Tennessee». Bonne nouvelle, j’encaisse très bien. Je chope une bière pour fêter ça. J’ai le sentiment de comprendre la chanson, une sorte de quintessence de toute la carrière de Johnny et de ses innombrables lubies. Une petite lueur de satisfaction qui ne durera pas. «Équipe de nuit», «La Blouse de l’infirmière», du pur Michel Berger: l’horreur. Puis voilà «Rock'n'Roll Attitude»

Aucune surprise: il y a «rock'n'roll» dans le titre, donc c’est nul. Je me fais une drôle de réflexion… «Il n’a vraiment rien compris à Johnny, ce pauvre Michel Berger». J’en suis donc au point où je pense suffisamment connaître Johnny pour savoir ce dont il a besoin.

«C’est qui le chanteur?»

Tiens, ma fille est entrée dans le salon… Je ne l’avais pas remarquée.

– C’est Johnny Hallyday, tu aimes bien?
– Nan!

– C’est normal, parce que tu vois, là, c’est un album écrit par Michel Berger. Papa déteste Michel Berger, comme d’ailleurs tous les Michel qui font de la musique, mais je t’expliquerai un autre jour, et donc Johnny chante de mauvaises chansons et c’est agaçant parce que…

Je m’aperçois qu’elle a quitté la pièce, elle a dû sentir ma légère tension… Zut, je voulais qu’elle m’apporte une autre bière. Je finis l’album à l’arrache, je suis épuisé. Mais la morale est belle: j’ai encaissé dans son intégralité un album de Michel Berger parce que c’est Johnny qui chante. J’ai clairement gagné mes galons de fan.

«Bravo! Je suis fier de toi! Je ne pensais pas que tu y arriverais.»

Il n’y a pas plus beau réconfort qu’un compliment de la femme que j’aime, et qui me tend sensuellement la manette de la PlayStation en récompense.

«Allez, va jouer à ton jeu de cow-boy, tu l’as bien mérité!»

Coyotes de tout le Far West, tremblez: j’ai survécu à Rock'n'Roll Attitude et je pars à votre rencontre sur mon fidèle destrier que j’ai baptisé «Johnny».

../../../Desktop/PS4/SHARE/Screenshots/Red%20Dead%20Redemption%202/Red%20Dead%20Redemption%202_20181119235841.Capture d’écran du jeu «Red Dead Redemption 2»

Johnny Stats – Jour 19

Nombre d’albums écoutés: 1
Durée d’écoute: 41 minutes 24 secondes
Taux de Michelbergerisation: 0%

À suivre.

Marc Dérian

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