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Pour écrire, le papa de Game of Thrones se contente de ce bon vieux DOS, qui date de plus de 30 ans!

Lily Hay Newman, mis à jour le 15.05.2014 à 16 h 46

Voilà ce sur quoi rédige George R.R. Martin.

Voilà ce sur quoi rédige George R.R. Martin.

George R.R. Martin sait comment les choses se passent. Il écrit de la science-fiction et de la fantasy depuis des dizaines d'années, donc il ne va pas perdre son temps à essayer de faire en sorte que Word de Microsoft comprenne que les Targaryen, ou que des villes comme Qohor et Asshai sont vraiment des mots qu'il veut écrire. Dans une interview avec Conan O'Brien ce mardi 13 mai (extrait à voir ci-dessous), il le dit clairement:

 «Oui, je déteste la correction automatique.»

Et puis il est allé encore plus loin. Il a raconté avoir deux ordinateurs, l'un étant mis à jour, avec un accès à Internet, l'autre étant bien plus vieux, tournant sur DOS.

Il utilise la machine la plus récente pour aller sur le web et lire ses mails, mais quand vient le moment d'écrire, il se tourne vers la plus ancienne. Et le logiciel de la fin des années 1980 qu'il a choisi est le classique logiciel de traitement de texte WordStar 4.0.

Si 4.0 était la seconde version de WordStar à tourner sur DOS, elle était une réécriture de 3.0, directement transposée sur DOS depuis CP/M. George R.R. Martin affirme qu'à ce jour, ce logiciel répond parfaitement à chacun de ses besoins d'écriture.

 «J'aime vraiment [ce logiciel]. Il accomplit tout ce que j'attends d'un programme de traitement de texte sans en faire davantage. Je ne veux pas d'aide, vous savez? Je déteste ces systèmes modernes où quand tu tapes une minuscule elle devient une majuscule. Je ne veux pas de majuscule. Si je voulais une majuscule, j'aurais tapé une majuscule. Je sais comment fonctionne la touche shift!»

Des logiciels de traitement de texte plus minimalistes comme WriteRoom et Byword sont d'ailleurs populaires auprès des écrivains et d'utilisateurs cherchant un programme permettant de rédiger sans être distrait. De plus, de nombreuses personnes utilisent des applications comme Freedom et Concentrate pour contrôler les sites sur lesquels ils se permettent d'aller lorsqu'ils travaillent, afin de réduire les distractions.

Mais la solution de Martin semble optimale, tout particulièrement si l'on s'assoit pour écrire des milliers de pages.

Lily Hay Newman

Traduit par A.F.

Lily Hay Newman
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Journaliste
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