Culture

«12 Years a Slave», déjà dans le New York Times en 1853

Temps de lecture : 2 min

Capture d'écran des archives du New York Times
Capture d'écran des archives du New York Times

Le film 12 Years a Slave, qui a remporté trois Oscars la nuit dernière (second rôle féminin pour Lupita Nyong'o, scénario adapté pour John Ridley et meilleur film), est une adaptation fidèle du livre de Solomon Northup, un homme noir libre kidnappé il y a plus de 150 ans et vendu comme esclave. Après douze ans de souffrances, il avait réussi à s'échapper et a lui-même mis son histoire sur papier.

Mais un autre document, beaucoup moins célèbre, raconte également l'histoire marquante de Solomon Northup: un article du New York Times daté du 20 janvier 1853 et disponible dans les archives en ligne du journal. Le Times y affirme être le premier à publier l'histoire entière de Solomon Northup, dont le sort «a tant excité l'intérêt» à l'époque, peut-on lire dans l'article.

Malgré la fin relativement heureuse de l'histoire, la conclusion de l'article du New York Times n'est pas vraiment légère:

«Selon les lois de la Louisiane, aucun homme ne peut être puni pour avoir injustement vendu Solomon comme esclave, parce que sa vente date d'il y a plus de deux ans; et aucune compensation ne peut être obtenue pour ses services, parce qu'il a été acheté sans que l'on sache qu'il était un citoyen libre.»

Pour lire l'article en entier, c'est par ici.

Pour l'anecdote, le New York Times a publié mardi 4 mars 2014 un rectificatif à propos de son article, 161 ans après donc, pour signaler qu'il avait mal orthographié le nom de famille de Solomon Northup.

Newsletters

«La faute à Ève», ou comment une lecture de la Genèse a rendu la femme inférieure et coupable

«La faute à Ève», ou comment une lecture de la Genèse a rendu la femme inférieure et coupable

La Bible a été convoquée de manière fallacieuse pendant des siècles afin de légitimer des fantasmes misogynes dont elle n'était pas porteuse.

Les fantômes sont bien plus terrifiants en Asie du Sud-Est

Les fantômes sont bien plus terrifiants en Asie du Sud-Est

Les fantômes thaïlandais, laotiens ou cambodgiens font partie du quotidien, et terrorisent les enfants et les femmes enceintes.

Les femmes oubliées du Père-Lachaise

Les femmes oubliées du Père-Lachaise

Une carrière, aussi hors du commun soit-elle, peut déboucher sur un oubli funeste partiel ou total.

Newsletters