Parents & enfants / Culture

Avec Baby Selfie, les nourrissons peuvent se prendre eux-mêmes en photo.

Temps de lecture : 2 min

Des selfies de bébé. Tu vas trop loin, Internet.

Image de l'application BabySelfie.
Image de l'application BabySelfie.

Les bébés étaient déjà bien (trop) présents sur Internet. D'après une étude internationale, 81% des enfants de moins de deux ans ont une identité numérique grâce aux récits et photos postés par leurs parents sur les réseaux sociaux.

Ils peuvent même exister en ligne AVANT leur naissance grâce aux multiples applications qui permettent aux femmes enceintes de publier les battements de cœur de leur foetus sur Facebook ou Twitter. Les bébés bénéficient même d'une sorte d'Instagram dédié. Oogababy est en effet une plateforme qui propose aux parents de partager les photos de leur progéniture, mais aussi leur poids, leur taille... et la circonférence de leur crâne.

Comme si tout cela ne suffisait pas, les bébés vont pouvoir eux-même faire leurs propres selfies.

DailyBeast rapporte la création, par un jeune père, d'une nouvelle application baptisée Baby Selfie. Matthew Pegula, un développeur fraîchement papa, a cherché un moyen de faire coexister son métier et son nouveau statut de parent. «A la base, le but de Baby Selfie était de déterminer ce qui fait sourire un bébé et d'en rendre compte aux parents», explique Pegula. Bon, «à la base», le but doit également être de s'enrichir puisque l'application est payante (0,73 euro). Mais elle a le mérite de fonctionner.

L'application diffuse des images, des couleurs et des sons qui vont intriguer et amuser l'enfant, puis l'amener à porter le téléphone à bout de bras et à cliquer pour déclencher la photo. Les parents pourront alors cliquer sur «share» pour partager le selfie sur les réseaux sociaux. Pour ce prix-là, il n'est pas prévu une coque en titane pour protéger votre tout nouveau téléphone qui vous a coûté un rein.

Ce qui veut dire qu'en plus d'être littéralement noyés sous les photos de bébés édentés postées par les parents, on va désormais avoir droit aux photos de bébés édentés prises par les bébés édentés. Et une relance des deux débats du moment: «Faut-il protéger les enfants des ondes» et «faut-il publier des photos de son enfant sur Internet?»

Nadia Daam Journaliste

Newsletters

«Là-bas, mon fils va devenir fou! Il n’y a pas moyen que je fasse les quatre mois à sa place?»

«Là-bas, mon fils va devenir fou! Il n’y a pas moyen que je fasse les quatre mois à sa place?»

Quand des mômes commettent des délits, c’est la justice des mineurs qui s’y colle. Une justice ad hoc qui, sans laxisme, a davantage vocation à éduquer qu’à punir. Un cap dur à tenir.

Quelle liberté d’expression des profs sur les réseaux sociaux?

Quelle liberté d’expression des profs sur les réseaux sociaux?

Il faut se méfier de celles et ceux qui voudraient nous faire croire que les profs ne sont pas censés avoir d’opinion sur ce qui se passe dans l’Éducation nationale.

«Mon père alcoolique et moi», dans les coulisses de l’alcoolisme parental

«Mon père alcoolique et moi», dans les coulisses de l’alcoolisme parental

Dans un manga autobiographique qui déchire le coeur, Mariko Kikuchi explique comment l'alcoolisme de son père a détruit plusieurs vies.

Newsletters