Culture / Culture

Pourquoi Thora Birch a disparu des écrans

Temps de lecture : 2 min

American Beauty /  © 1999 - Dreamworks
American Beauty / © 1999 - Dreamworks

«Ça fait un moment que je n’ai pas parlé à quelqu’un d’aussi cool que le Guardian.» C’est ce que dit Thora Birch, héroïne d’American Beauty en 1999, à la journaliste du quotidien britannique qui consacre un article à la disparition des écrans de celle qui fut un temps considérée comme une des jeunes actrices les plus prometteuses d’Hollywood.

A l’instar de Scarlett Johansson avec qui elle partageait l’affiche de Ghost World en 2001, pour lequel elle a été nominée aux Golden Globes (meilleure actrice).

Le Guardian revient sur sa carrière et ce qui peut expliquer qu’elle se soit «retirée». Expression qui lui déplaît fortement:

«Ça me met en colère quand vous utilisez cette expression parce que je ne me suis pas retirée. Je travaillais tout le temps, c’est juste que personne n’y faisait attention.»

Mais son caractère et son refus de se plier aux exigences du milieu lui ont valu d’être écartée de nouveaux projets. Thora Birch a pourtant joué après Ghost World dans plusieurs séries télé, des films comme Silver City et a produit un film, Petunia, vu dans quelque chose comme «deux cinémas», admet l’actrice. Ce qui explique cette évolution est, selon la journaliste, «un peu de mauvais timing, un peu de malchance et l’accumulation d’un peu de mauvaise réputation».

Pour la journaliste, le parcours de Birch illustre aussi le fait qu'à la fin des années 1990, l'alternative pour les jeunes actrices étaient soit d'être des «sex symbols de première catégorie», comme Scarlett Johansson, soit de disparaître...

Jean-Laurent Cassely Journaliste

Newsletters

«Matrix», l'allégorie trans des Wachowski

«Matrix», l'allégorie trans des Wachowski

Matrix sortait il y a vingt ans et pas mal de gens n'y comprenaient rien. D'autres y voyaient déjà une métaphore trans, préfigurant le changement de genre des deux réalisatrices.

«Synonymes» à l'assaut d'une impossible identité

«Synonymes» à l'assaut d'une impossible identité

En force et en vitesse, le troisième long-métrage de Nadav Lapid déclenche une tempête burlesque dans le sillage d'un jeune Israélien exilé volontaire à Paris.

Les convives au grand débat à l'Élysée, accessoires à la mise en scène de Macron

Les convives au grand débat à l'Élysée, accessoires à la mise en scène de Macron

La rencontre organisée par le président rappelle les entretiens entre Diderot et Catherine de Russie où le penseur ne servait que de caution à une souveraine déterminée à n'en faire qu'à sa tête.

Newsletters