Économie / Culture

Les films français ne sont pas rentables

Temps de lecture : 2 min

Affiches du «Premier homme», «Attlia Marcel», et «Angélique»
Affiches du «Premier homme», «Attlia Marcel», et «Angélique»

Deux jours avant que le CNC (Centre national du cinéma) présente, le 8 janvier, une étude sur la rentabilité des films français, le site de BFM Business publie la sienne. Ce n'est pas reluisant: seuls 10% des films français sortis en salles en 2013 sont rentables, selon BFM Business.

«Sur les 20 plus gros budgets de l'année (L'Ecume des jours, Jappeloup, Boule et Bill, En solitaire, Möbius...), aucun n'atteint le seuil de rentabilité.»

BFM souligne même que Turf, Au bonheur des ogres, ou Gibraltar ont rapporté «moins de 10% des sommes investies».

Les pires échecs sont ceux du Premier homme adaptation d'un roman inachevé d'Albert Camus, avec Jacques Gamblin et Denis Podalydès (coût: 10,3 millions d'euros, pour 36.000 spectateurs, «soit une rentabilité estimée de seulement... 2%» selon BFM Business); Attila Marcel, de Sylvain Chomet (44.000 spectateurs pour un budget de 7,2 millions d'euros, rentabilité établie à 3,6%; Angélique, remake d'Angélique marquise des anges a fait 104.000 entrées pour un budget de 15,75 millions d'euros (le film est encore en salles).

En 2012, selon des précédents calculs de BFM Business, 86% des films français avaient perdu de l'argent.

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