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«Le Loup de Wall Street» est-il vraiment le film dans lequel on dit le plus «fuck»?

Temps de lecture : 2 min

Mary Cybulski - © 2013 Paramount Pictures
Mary Cybulski - © 2013 Paramount Pictures

Le Loup de Wall Street, dernier film de Martin Scorsese dans lequel Leonardo DiCaprio interprète le trader et arnaqueur Jordan Belfort, a été remarqué par la critique, mais il restera peut-être dans l’histoire pour une raison plus anecdotique que sa qualité scénaristique ou le talent de son acteur principal.

Il vient en effet de battre le record qui avait été établi depuis 14 ans par Summer of Sam de Spike Lee: celui du plus grand nombre de fois où le mot «fuck» est prononcé dans un long-métrage anglophone. Le mot est prononcé 506 fois, contre 435 pour le film de Spike Lee.

Une page Wikipedia est consacrée au classement des films qui utilisent au moins 150 fois le terme. A noter qu’un documentaire, justement intitulé Fuck, et qui traite spécifiquement de cette question de la grossièreté au cinéma, se retrouve depuis 2005 en première place du classement.

Source: Wikipedia

Scorsese semblait roder depuis longtemps autour de cette première place puisque deux de ses précédents films étaient déjà dans le top 15: Casino est cinquième, avec 422 mentions, Les Affranchis douzième, avec seulement 300.

Mais une autre particularité de ce top 15, c’est qu’on y remarque la longueur des films de Martin Scorsese: 179 minutes pour Le Loup de Wall Street (le plus long du réalisateur), 178 pour Casino, 146 pour Les Affranchis —même si Scorsese n'a pas toujours été un cinéaste aussi «long», comme on vous l'expliquait ici.

Un autre classement, prenant en compte le nombre de mention du «f word» par minute, fait chuter Le Loup de Wall Street à la douzième place. Ainsi State Property en 2002, avec 3,65 utilisations par minute, Ne pas avaler en 1997, avec 3,34 et Twin Town toujours en 97, qui compte 3,21 «fucks» par minute, arrivent en tête (enfin, en tête après le documentaire Fuck).

Mais ne soyons pas obnubilés par ces tabous langagiers. En fait, si vous vous sentez trop puritain pour aller voir Le Loup de Wall Street, d’autres arguments que la grossièreté de ses dialogues pourraient vous sembler encore plus convaincants.

Comme le note le site Slash Film:

«en réalité, le nombre de gros mots dans Le Loup de Wall Street est probablement la chose la moins choquante du film. C’est certainement le moindre des nombreux crimes contre l’humanité de Belfort. Pour commencer, étant donné le nombre de (plutôt horribles à regarder) rapports sexuels qu’ont les gars de Stratton Oakmont [entreprise fondé par Belfort], il est possible que Le Loup de Wall Street ait aussi le plus de «fucks», dans un sens littéral, du cinéma non-pornographique».

Jean-Laurent Cassely Journaliste

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