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2013 était bien l’année de Pharrell Williams, la preuve en chiffres

Capture d'écran de la vidéo promotionnelle (et non du clip officiel) de la chanson "Get Lucky" de Daft Punk

Capture d'écran de la vidéo promotionnelle (et non du clip officiel) de la chanson "Get Lucky" de Daft Punk

En 2013, Pharrell Williams était une figure omniprésente de la pop music. Si vous en doutiez encore, Slate.fr a rassemblé pour vous les chiffres qui le prouvent.

«Si vous ignoriez qui était Pharrell Williams avant avril dernier, vous devez certainement le savoir désormais. C’est parce que Williams est le chanteur qui sonne vaguement comme Michael Jackson dans une veste à paillettes de chez Hedi Slimane, dans le clip de Get Lucky.»

C’est en ces termes que Fast Company décrivait, en juin 2013, le quadragénaire au déhanché hors-pair qu’est Pharrell Williams, qui, depuis plus de vingt ans, est producteur, auteur-compositeur, multi-instrumentaliste et chanteur. En juillet, MTV écrivait qu’«il faut bien le reconnaître: Pharrell Williams est partout cet été» ; et en décembre, GQ l’appelait «Hitmaker de l’année 2013», tandis que FocusVif.be, qui lui a consacré une rétrospective, le trouvait «incontournable». En septembre, une blogueuse se demandait «C’est moi où Pharrell Williams est partout?». Ce n’est pas elle: en 2013, Pharrell était PARTOUT. Nous l’avons vérifié.

Il était dans votre Daft Punkdans votre Jay-Z, et dans le film Moi, Moche et Méchant 2; on le trouve chez Beyoncé et Miley Cyrus; il est l’homme derrière le plus grand succès de Robin Thicke, Blurred Lines; il a fait revenir les Destiny’s Child après 8 ans d’absence, il a même fait une mixtape avec un ancien joueur de football américain... En tout, 51 titres ont porté sa griffe cette année (parmi lesquels trois sont signés The Neptunes, son duo avec Chad Hugo, mais bel et bien produits par Pharrell), dont 18 dans lesquels Pharrell pousse la chansonnette, pour le compte de 28 artistes différents[1].

Tous les titres ont été produits ou coproduits par Pharrell, à l’exception de 3 morceaux qu’il a tout de même écrits (deux pour Daft Punk –Get Lucky et Lose Yourself to Dance–, ainsi qu’un avec les comiques de The Lonely Island) et d’un quatrième où Pharrell vient simplement poser sa voix (IFHY de Tyler, the Creator). Vous me direz que cela fait toujours moins que les 53 productions signées Timbaland en 2013. Oui, mais Timbaland ne chante que dans 3 d’entre elles. Et Timbaland n’a pas joué de la batterie dans la BO de Man of Steel qu’a composé Hans Zimmer; Pharrell, si.

Mais supposons que la présence de Pharrell chez Mayer Hawthorne ou Earl Sweatshirt ne vous intéresse pas plus que ça, et que votre expérience de la pop contemporaine se résume aux clips envoyés sur YouTube. Certes, Pharrell n’est pas dans le clip le plus visionné cette année sur la plateforme (cet honneur revient, comme l’an dernier, au Coréen PSY) mais il chante dans deux des 20 clips les plus vus; il s’agit évidemment de Blurred Linesla chanson la plus controversée de la décennie (et première chanson de l’été aux Etats-Unis selon Billboard), ainsi que Get Lucky, troisième chanson de l’été aux Etats-Unis. En fait, avec ces deux tubes, Pharrell a réussi l’exploit d’être le premier artiste depuis les Black Eyed Peas en 2009 à la fois 1er et 2e du Billboard Hot 100, le classement hebdomadaire des 100 meilleures ventes de singles aux Etats-Unis.

En France, Blurred Lines et Get Lucky n’ont toujours pas quitté le top 50 depuis qu’ils y sont entrés en avril dernier. C’est d’ailleurs grâce à ces deux titres, ainsi qu’au récent Happy extrait de la BO de Moi, Moche et Méchant 2, que Pharrell a pu, pour la première fois de sa carrière, figurer en tête des charts français. Et trois fois, de surcroît.

Qui plus est, en 2013, Pharrell ne n’est pas contenté de tourner autour d’Emily Ratajkowski (dans le clip de Blurred Lines) ou de prendre la pose devant un coucher de soleil (le clip de Get Lucky): il est apparu dans 7 autres clips, et a produit la musique de 9 clips supplémentaires. Passons sur le fait que dans un d’entre eux, Pharrell se contente d’apparaître cinq secondes sans jouer de musique (Tamale de Tyler, the Creator), ou que deux autres sont en réalité des extraits de trente secondes de clips de Beyoncé (Blow et Superpower); en additionnant les scores de ces 18 vidéos, on obtient plus de 460 millions de vues.

Le 31 décembre sera diffusé sans interruption sur MTV Base les 24 heures du clip marathonien de Happy, qu’on peut d’ores et déjà trouver en 24 vidéos d’une heure chacune sur YouTube. Histoire de finir en apothéose ce qui est, de toute évidence, l’année de Pharrell.

Laurent Pointecouteau

[1] Nous avons exclu de ce décompte Nothing Is Stopping You de Big Sean, sorti en 2013, mais qui sample un morceau composé par Pharrell en 2011, pour Moi, Moche et Méchant premier du nom. Retournez à l'article

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