Parents & enfantsCulture

Il n’y a pas que Disney et Pixar dans la vie: des bijoux d'animation venus de l'Est pour passer un réveillon tranquille

Nadia Daam, mis à jour le 24.12.2013 à 12 h 42

Les vacances de fin d’année sont aussi l’occasion de faire découvrir aux enfants des films d’animation de la Russie soviétique ou poutinienne.

7,2 millions de téléspectateurs étaient devant Ratatouille dimanche soir sur TF1. 2 millions de Français ont regardé Ariel la Petite Sirène sur M6, le même soir. Tempête de boulettes géantes, qui sera diffusé l’après-midi du 25 ou la Disney party le soir du réveillon, devraient eux aussi rassembler les enfants devant le petit écran pendant que les adultes, joueront au Bingo de Noël de Slate.

La télévison française a bien compris qu’en période de vacances de fin d’année, les parents ont besoin de juguler l’excitation des enfants (due à un excès de sucre et à des déjeuners de 6h) en les collant devant un écran.

Certains de ces programmes sont de vrais bons films. Mais ça n’est pas une raison pour mettre les enfants à la mono-diète «Disney-Pixar-superproductions américaines avec des gros morceaux de princesses dedans». 

Les pays de l’Est aussi ont crée de véritables bijoux d’animation. Cela n’a pas échappé au cinéma parisien le Studio des ursulines dont la programmation de fin d’année a été réservée aux chefs d’œuvres de l’animation, ni à France Inter qui a consacré une émission à Youri Norstein, le cinéaste d’animation russe.

Mais on aurait tort de penser que ce cinéma est réservé aux seuls parents qui vont chercher leur panier à l’Amap en gilet Isabel Marant et sur un vélo à pignon fixe. Non, le cinéma d’animation des pays de l’Est n’est pas un truc de parents hipsters. Et en plus, c’est même pas chiant.

Et comme ce n’est pas non plus réservé aux Parisiens intra-muros ou à leurs cousins de l’Est parisien, il existe cinq films d’animations à montrer à votre enfant, sur un ordinateur ou sur une tablette qui file le cancer des yeux.

Cheburashka

Cheburashka est un personnage de film d’animation très célèbre en Russie, dans les pays de l’ex-bloc soviétique et même au Japon. Le personnage est tiré du livre de l’écrivain Edouard Ouspenski. Ses histoires ont été adaptées dans une série de films d’animation par Roman Katchanov. Dans cette compilation de trois dessins animés, on découvre les aventures de Cheburashka, Gena le crocodile et Madame Chapeau-Claque.

Durée: 1h09, soit un apéro + l’entrée

Burattino

Comme son nom ne l’indique pas, Buratino n’est pas une petite boule de Mozarella, mais une contrefaçon: c’est le Pinocchio russe. Le film est basé sur l’adaptation du célèbre conte italien par l’auteur russe Alexei Tolstoï. Les enfants des pays de l’Est le préfèrent au personnage original de Pinocchio et dans sa version animée qui date de 1959. La vidéo n’existe qu’en versions sous-titrées en anglais et en roumain. A réserver donc aux plus petits qui, ont le sait, bloquent sur les images davantage que sur la trame (sinon comment expliquer le succès des Télétubbies?)

Durée: 1h07, soit un Trivial Pursuit un peu bourré

Maria Mirabella

Le film est né d’une co-production russo-roumaine et raconte l’histoire de deux sœurs jumelles, Maria et Mirabella, qui partent à la recherche de la forêt magique et vont devoir sauver la grenouille, le papillon et la luciole qu’elles trouveront sur leur chemin. Pour obtenir les sous-titres en français, cliquer sur sous-titres en bas à droite de l’écran et cliquer sur «traduire les sous-titres» puis «en français».

Durée: 1h04, soit deux ou trois digestifs et une chenille.

Smechariki («Les boules amusantes»)

Changement total d’époque et d’esthétique avec ce petit film d’animation de 2004 et qui a été crée avec le soutien du Ministère russe pour la Culture (ne vous attendez donc pas à un éloge des Pussy Riot). Mais les personnages sont rigolos et attachants. Pour les sous-titres français, effectuez la même manipulation que pour Maria, Mirabella.

Durée: 10mn, soit une cigarette et demie fumée sur le balcon

Le Hérisson dans le brouillard

C’est peut-être le film d’animation russe qui s’est le mieux exporté. Pourtant, il divise: certains le trouvent chiant à pleurer, d’autres y voient de vraies vertus pédagogiques. Même si l’un n’empêche pas l’autre, il faut néanmoins le soumettre à votre enfant quitte à suspendre la séance s’il vous menace de porter plainte pour mauvais traitements.

L’histoire et les images sont en effet assez lugubres. Le film de Youri Norstein raconte l’histoire d’un petit hérisson qui se perd dans forêt un jour de brouillard et tombe dans les ténèbres. Je vous avais prévenu, c’est pas du Disney.

Durée: 10mn soit une micro-sieste

N.D.

Nadia Daam
Nadia Daam (199 articles)
Journaliste
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