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A quel point Mozart était-il doué à 8 ans? Selon ce témoin, prodigieusement

Rebecca Onion, mis à jour le 17.12.2013 à 11 h 03

L'enfant Mozart (anonyme)

L'enfant Mozart (anonyme)

Dans cette lettre (reproduite en bas de l'article), lue devant une assemblée des scientifiques britanniques de la Royal Society, le 15 février 1770, l’avocat, naturaliste et membre de la Société Daines Barrington, décrit sa visite rendue à Wolfgang Amadeus Mozart en 1764.

Le jeune musicien avait séjourné une année à Londres avec sa famille. Les Londoniens étaient fascinés par son talent, que Mozart partageait dans des concerts publics et des audiences priveés, auxquels participaient le Roi Georges III et la Reine Charlotte.

Quand Barrington alla rendre visite à Mozart dans ses logements, Barrington prit avec lui une toute nouvelle partition. Ce manuscrit venant d’être composé, il pouvait être sûr que Mozart ne l’avait jamais vu avant. 

La performance de lecture du garçon fut magistrale, et surpassait celle de son père qui l'accompagnait et qui avait faibli une ou deux fois; «occasions pendant lesquelles le fils le regardait avec une certaine colère, en lui montrant ses erreurs, et le remettant à sa place

Un enfant...

L’avocat demanda par la suite au garçon d’improviser, et de lui composer une «chanson d’amour» et une «chanson de colère», des morceaux appropriés pour une scène d’opéra. Les résultats «montrèrent une forme d’invention la plus extraordinaire». La «chanson de colère» provoquait chez le prodige des émotions très fortes:

«Il avait travaillé à un tel point qu’il tapait sur son clavecin comme une personne possédée, sautant parfois de sa chaise.»

Barrigton fit des recherches pour vérifier l’âge de Mozart et dans la deuxième page du rapport, il publia une déclaration sous serment du registraire de Salzburg, la ville natale autrichienne de l’enfant.

L’avocat rajouta également plusieurs rapports anecdotiques sur son comportement enfantin pour soutenir sa déposition. Par exemple, alors que Mozart jouait, «un des ses chats préférés entra dans la pièce, il quitta alors immédiatement son clavecin et nous ne pouvions pas le faire revenir qu'après un temps considérable». Il pouvait aussi parfois, ajoutait Barrigton, «courir dans la pièce avec un bâton entre les jambes tel un cavalier».

NB: J’ai d’abord lu ce document, issu d'Internet Archive, sur le site de Public Domain Review

Rebecca Onion

Traduit par Alexandra Le Seigneur

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