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Comment les musiciens «vendus» à la pub ont sauvé le rock indépendant

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 12.11.2013 à 14 h 51

La pub pour la Peugeot 2008, avec pour bande-son «Home» de Edward Sharpe & The Magnetic Zeros.

En 1967, les Who sortaient un album intitulé The Who Sell Out («les Who vendent leur âme au diable») rempli de faux jingles publicitaires. Près de cinquante ans plus tard, on retrouve l’expression en titre d’une très longue enquête de BuzzFeed sur le poids dans la pub dans le secteur musical: «How Selling Out Saved The Indie Rock» («Comment les "vendus" ont sauvé le rock indé»).

Exemples et chiffres à l’appui, le site raconte comment la musique de pub est devenue une bouée de sauvetage, de moins en moins méprisée, pour un secteur confronté à l’effondrement de ses ventes. Et explique notamment que cette tendance s’explique par la reconversion au sein des grands groupes d’employés licenciés de l’industrie musicale, ce qui a facilité les contacts entre les deux mondes.

A noter aussi, ce constat très franc d’un musicien, Rob Barbato:

«Si des gens dans le monde du rock indé pensent que c’est de la merde, ils devraient d’abord se regarder dans la glace. Ils font la même chose: ils composent des albums que les gens streament pendant 30 secondes sur ce putain de Pitchfork avant de faire genre "Oh, j’aime bien votre album".»

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (944 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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