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A propos des «études à la con»

Anaïs Bordages, mis à jour le 21.10.2013 à 13 h 08

Certains d’entre vous ont eu de très vives réactions lors de la publication de ce générateur de «cours à la con». Plus particulièrement, beaucoup ont été vraisemblablement choqués par les expressions de «cours à la con» et «doctorat en bullshit», reprochant un travail journalistique bâclé. Au mieux. (Je passe sur les insultes de certains se disant professeurs).

Ceci n’était pas une enquête. Ni un reportage, ni une tribune, ni une thèse de doctorant. Ceci était un générateur: comme son nom l’indique, c’est un outil rigolo qui permet de générer de faux intitulés de cours à chaque fois que l’on clique dessus.

De nombreux médias ont parlé de l’arrivée d’un cours sur Harry Potter à Sciences Po. Ayant moi-même suivi certains cours dont le nom provoque inéluctablement un fou rire à chaque fois que j’en parle —notamment «Théorie du jeu vidéo»—, j’ai voulu imaginer à quoi pourraient ressembler d’autres intitulés du même genre.

Le générateur créé par Slate propose donc des titres de cours volontairement exagérés. Certains pourraient facilement être pris au sérieux («Sociologie de la masculinité dans les médias populaires»), d’autres sont un peu capillo-tractés («Géographie de la pensée platonicienne dans Top Chef»).

Dans tous les cas, il ne s’agissait pas de mépriser le contenu de ces cours ou de dénigrer les Cultural Studies, juste de s’amuser avec les intitulés, et rêver à de nouvelles matières. Personnellement, «Rhétorique de la pornographie dans Game of Thrones» me tente bien.

Par ailleurs, les expressions «cours à la con» et «bullshit studies», en plus de renvoyer à un précédent article de Slate, sont volontairement humoristiques et provocatrices. Si elles ne vous plaisent pas, ou si vous cherchez un traitement plus sérieux du sujet, vous pouvez aller voir ici ou .

Permettez-moi également de préciser que Slate et moi n’avons rien contre Beyoncé, les blockbusters, les BD, les séries américaines ou les zombies. Au contraire, Slate et moi, on les adore. J'arbore avec fierté un pull Ryan Gosling au travail, la seule poupée que je possède est un Gollum en plastique, et Joss Whedon est une de mes idoles. Buffy contre les vampires, c'est un peu mon point Godwin à moi, si vous voulez tout savoir.

Enfin, je n’ai jamais établi aucune hiérarchie entre les cultures, et j’accorde autant d’importance à Buffy et Alien qu’à Beauvoir et Coltrane, n’en déplaise à La Marquise.

Quant au texte qui accompagne le générateur, il ne fait qu’apporter un peu de contexte, en citant quelques exemples de cours qui abordent des thèmes de la culture populaire. A aucun moment, il ne «crache sur les US» (où j’ai eu la chance de vivre et d’étudier pendant près de deux ans), pas plus qu’il ne «nie l’impact de l’image du zombie dans les séries et le cinéma».

Anaïs Bordages
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