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Si Alice Munro vivait en dictature

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 10.10.2013 à 18 h 46

Les livres d'Alice Munro, à la foire de Francfort le 10 octobre 2013. REUTERS/Ralph Orlowski

Les livres d'Alice Munro, à la foire de Francfort le 10 octobre 2013. REUTERS/Ralph Orlowski

Lorsqu'un auteur reçoit un prix Nobel de littérature, s'il vit en dictature, les journalistes s'empressent d'évoquer son rapport au pouvoir en place, s'il est proche des gouvernants ou si au contraire c'est un courageux dissident. C'était par exemple ce dont les articles sur le Chinois Mo Yan ont d'emblée parlé l'an dernier.

Le Washington Post s'est amusé (sur un modèle de Slate.com) à écrire une fausse dépêche annonçant le Nobel de Alice Munro –l'auteure canadienne qui l'a en effet remporté aujourd'hui– comme si elle était une dissidente canadienne.

Le quotidien américain explique notamment:

«Si elle n'est pas ouvertement politisée, Munro est néanmoins connue pour ses histoires racontant les luttes quotidiennes des Canadiens. Toléré par le gouvernement, son travail est néanmoins perçu comme un défi jeté à la tête des dirigeants du pays.»

Une sorte de Gorafi littéraire.

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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