Culture / Culture

Patrice Chéreau: «avec "La Reine Margot", j’ai vraiment appris à faire du cinéma»

Temps de lecture : 2 min

Des entretiens avec le réalisateur français, décédé lundi, filmés à la Cinematek de Bruxelles et au Forum des images à Paris.

C'est une rencontre filmée, il y a tout juste un an, à la cinémathèque de Belgique. Patrice Chéreau, dont on a appris le décès ce mardi 8 octobre, y parle, devant un public clairsemé, de ses onze films. Et de ceux qu’il a failli faire, comme Napoléon, avec Al Pacino. Un film qui lui a pris sept ans de sa vie et qu’il n’a pas réussi à faire.

«J’ai toujours rêvé de faire des films au minimum de La Reine Margot», avoue-t-il. Des films «épiques». De La Reine Margot justement, il raconte comment ce film a été tourné en cinq mois, une longueur inhabituelle, avec des moyens inhabituels. «C’est là que j’ai appris vraiment à faire du cinéma.» Un début de tournage un peu scolaire, dit-il, puis au bout de deux mois et demi, il n’avait plus rien préparé, et il a donc improvisé: «De façon luxueuse, plus la distribution, avec Jean-Hugues [Anglade], Isabelle [Adjani], [j'ai fait] un cinéma qui m’appartenait.»

Il y a six mois, il était l'invité d'une autre masterclass, au Forum des images, à Paris cette fois. Il raconte là encore la préparation minutieuse du début, en studio, la maîtrise du nombre de figurants, des chevaux, des chiens, des sangliers... «On rentre avec la caméra comme dans un reportage sur son propre tournage, et on croise les visages des acteurs dont on a envie de s'occuper... Ça a été un apprentissage fou. Arriver à improviser.»

Slate.fr

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