Culture

Gravity, un grand pas pour les femmes à Hollywood

Temps de lecture : 2 min

Sandra Bullock dans Gravity de Alfonso Cuarón ©Warner
Sandra Bullock dans Gravity de Alfonso Cuarón ©Warner

Pour son week-end de sortie américaine (4 au 6 octobre), Gravity a pulvérisé le box-office avec le record du meilleur démarrage pour un mois d’octobre: 55,6 millions de dollars (41 millions d’euros) selon Variety.

Le film du réalisateur mexicain Alfonso Cuarón, écrit avec son fils Jonas, met en scène une astronaute (Sandra Bullock), le docteur Ryan, chargée de réparer le télescope Hubble au moyen d’une technologie qu’elle a développée. Elle fait équipe avec un astronaute chevronné, Matt Kowalski (George Clooney).

Regardez ici la bande-annonce en plan-séquence dans le pur style Cuaron (sortie en France le 23 octobre):

Gravity–«Detached» © Warner

Dans Forbes, Melissa Silverstein (qui écrit surtout dans Indiewire des articles sur les femmes à Hollywood) se réjouit de la place accordée à une femme dans une superproduction américaine:

«Ce n’est pas un film typique d’Hollywood, et je pèse mes mots. C’est un film sur la compétence, sur l’apprentissage, sur la science et la résilience, et oui, Sandra Bullock est une héroïne, et elle est une héroïne qui vole dans l’espace. (…) Ce qui est vraiment extraordinaire, c’est que Sandra Bullock passe les trois quarts du film en gros plans avec très peu de maquillage. Cela se produit rarement à Hollywood, même si les femmes représentent la moitié de la population et qu’elles achètent la moitié des tickets de cinéma.»

Comme Melissa Silverstein l’avait écrit fin juillet sur Indiewire, à l’avant-première du film au Comic Son, Alfonso Cuaron a révélé qu’il a dû se battre contre des cadres du studio pour imposer une femme en tête d’affiche d’une production à plus de 80 millions de dollars:

«Quand j’ai terminé le script, certains ont dit : "Eh bien, nous devrions changer pour un premier rôle masculin." (…) Mais le plus triste, c’est que cette tendance est toujours prégnante.»

La science-fiction à Hollywood –surtout dans le sous-genre des super-héros– ne met en scène quasiment que des hommes. Les premiers rôles de femmes astronautes sont rares, malgré certaines exceptions notables, comme la complexe Ellen Ripley (Sigourney Weaver) dans Alien. Et dans la réalité, ce n’est pas mieux: selon Soren Seelow du Monde, sur les 525 êtres humains à avoir goûté aux joies de l'apesanteur, un dixième (55) sont des femmes.

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