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«Taxi Brooklyn»: le New York Times sur le tournage de la plus américaine des séries françaises

Cécile Dehesdin, mis à jour le 05.10.2013 à 12 h 25

Pour ses producteurs, la série prouve que Brooklyn est devenu le visage de New-York, même en France.

«Taxi Brooklyn» © Linda Kallerus / EuropaCorp Television / TF1

«Taxi Brooklyn» © Linda Kallerus / EuropaCorp Television / TF1

Dans sa quête de séries télévisées françaises qui attirent autant les téléspectateurs que les séries américaines, TF1 a fait fort avec Taxi: Brooklyn.

Dans Taxi, écrit et produit par Luc Besson en 1998, un policier marseillais qui a raté son permis une demi-douzaine de fois rencontre un chauffeur de taxi marseillais aussi bon conducteur que fan de vitesse. Le policier embarque le taxi, puis le convaint de faire équipe pour arrêter un gang de braqueurs.

Dans Taxi: Brooklyn, co-produit par Europacorp, la société de production de Luc Besson, qui a aussi imaginé les personnages, une policière de New-York qui conduit très mal rencontre un chauffeur de taxi d'origine marseillaise, impliqué dans une course-poursuite. La policière convaint le taxi de faire équipe pour arrêter toutes sortes de méchants.

Le blog du New York Times Cityroom s'est rendu sur le tournage, et trouve d'autres parallèles entre les deux projets: Comme Marseille, Brooklyn est un endroit «avec des musées et des galleries d'art intriguants, des restaurants qui donnent envie et une population multiculturelle».

Pour Gaetan Rousseau, un des producteurs de la série interviewé par Cityroom, «Brooklyn est désormais le visage de New York».

Taxi Brooklyn (appelé Brooklyn Taxi par Cityroom) est la première production télévisée non-américaine à recevoir des avantages fiscaux de l'Etat de New-York: les équipes qui filment les trois-quart de leur production dans l'Etat peuvent recevoir un crédit d'impôt qui peut aller jusqu'à 30%. Pour Taxi Brooklyn, ça représente environ 5 millions de dollars, estime Gaetan Rousseau.

La série est on ne peut plus américanisée: en plus d'être tournée à Brooklyn, elle est jouée en anglais par des acteurs pour la plupart américains –Chyler Leigh, une ancienne de Grey's Anatomy, est la policière, tandis que le Français Jacky Ido, vu notamment dans Inglourious Basterds ou Radiostars, est le chauffeur.

Elle garde un point commun avec le film qui l'a inspiré, en plus de l'intrigue de base: le nombre de taxis nécessaires à créer «le» taxi vu par les spectateurs. Le film en avait six, la série quatre, dont un où le siège du conducteur est sur le toit, pour permettre à Jacky Ido de faire semblant de conduire pendant les scènes!

Reste à voir si la série aura plus de succès que la dernière tentative de TF1: Jo, avec Jean Reno dans le rôle titre, un scénario du créateur de New York Section Criminelle, tournée en anglais également. Elle n'a pas été reconduite après sa première saison.

Cécile Dehesdin
Cécile Dehesdin (610 articles)
Rédactrice en chef adjointe
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