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L'homme qui mariait des chatons et envoyait des lapins à l’école

Maïlys Masimbert, mis à jour le 04.10.2013 à 11 h 58

Illustration du mariage des chatons de Walter Potter. Hélène Villeneuve via FlickrCC License by

Illustration du mariage des chatons de Walter Potter. Hélène Villeneuve via FlickrCC License by

Il s’appelle Walter Potter, c’est un taxidermiste britannique du XIXe siècle et il a passé toute sa vie à empailler des animaux pour les mettre en scène comme s’ils étaient des êtres humains. Dans ses tableaux, on trouve des pigeons croque-morts, des grenouilles qui font de la balançoire, des chatons qui prennent le thé ou des rats qui jouent aux cartes. Cool et effrayant à la fois…

Les lapins à l'école / Walter Potter’s curious world of taxidermy

Il a commencé à empailler des animaux à 14 ans, il a appris tout seul en essayant sur un petit oiseau.

Il s’est perfectionné ensuite avec des spécimens donnés par ses amis, raconte le Guardian.

«Potter était un piètre taxidermiste toute sa vie (…) mais son génie vient de sa capacité à créer un univers entier en miniature.»

Pour ses tableaux, il a tout fait lui-même, explique encore le Guardian dans un diaporama. Les bureaux, chaises, ardoises, cahiers des lapereaux à l’école sont fait par l'artiste. Tout ce qui touche aux costumes revient à sa femme ou à ses voisines qui se sont chargées de confectionner les habits des chatons du mariage, le dernier tableau de Potter, et le seul où les animaux sont habillés.

Tout était visible il y a encore 10 ans dans un musée du Sussex, le comté d’origine du taxidermiste. Le lieu a attiré des millions de visiteurs. En 2003, la collection a été vendue aux enchères pièce par pièce selon le blog MacLeans. Aujourd’hui, il y a un livre, écrit par un passionné et collectionneur, Walter Potter’s curious world of taxidermy, qui rassemble des photos de ses œuvres.

Si la taxidermie est un peu passée aux oubliettes au XXe siècle, il semblerait que cette forme de pratique artistique soit de nouveau fashionable, en tout cas à Londres, où l’auteur du blog MacLeans raconte être tombé sur des familles de bébés chèvres, des léopards et des faons, le tout bien évidemment empaillé, au cours d’une virée shopping.

Une école a même ouvert ses portes en 2010, la London Taxidermy Academy, qui propose des ateliers «drôles et étranges» sur des sujets comme la «taxidermie du rat noir» et le «lapin à deux têtes», des modèles sûrement inspirés du boulot de Potter, qui en plus de ses scènes anthropomorphiques, s’est aussi bien amusé. Au milieu des rats déguisés, il y a des trucs bizarroïdes comme un chaton avec deux têtes, quatre yeux, ou un autre avec deux corps, rassemblés à la tête, deux queues et huit pattes.

Le mieux, c’est encore de regarder ce petit film, où l’auteur du livre dont je vous parlais plus haut montre quelques-uns des tableaux qu’il a chez lui. 

Maïlys Masimbert
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