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Abdellatif Kechiche s'explique et charge Léa Seydoux

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 24.09.2013 à 23 h 03

Le 26 mai 2013 au Festival de Cannes REUTERS/Eric Gaillard

Le 26 mai 2013 au Festival de Cannes REUTERS/Eric Gaillard

Le dernier film d'Abdellatif Kechiche a eu deux vies. Une première à Cannes: adulé, il a été présenté comme un chef d'oeuvre absolu, déclenchant un concert unanime d'éloges. Une deuxième ensuite: source d'une polémique virulente, portée d'abord par les techniciens du film qui disent avoir été très mal traités, par les actrices ensuite et Léa seydoux surtout, racontant à quel point le tournage avait été difficile et le réalisateur tyrannique.

La Vie d'Adèle n'arrivera pas sur les écrans vierge de préjugés de toutes sortes.

C'est ce qui désole Kechiche, qui s'exprime dans le numéro de Télérama à paraître le 25 septembre:

«Léa Seydoux vole la vedette au film, ainsi qu’à Adèle Exarchopoulos, et elle ne mesure pas les conséquences désastreuses de ses propos.»

La jeune femme avait notamment expliqué au site américain The Daily Beast que le tournage était atroce, à tel point que quand le journaliste avait demandé s'il «avait quand même (eu) des aspects agréables?», Léa Seydoux avait répondu: «C'était horrible.»  Et que «jamais» elle ne retravaillerait avec Kechiche.

Elle a par ailleurs monopolisé les unes de magazines à la rentrée, de Lui à M le magazine du Monde en passant par Télérama, Le Figaro Madame, Jalouse, Be, L'Express Style, Obsession... Il n'y a guère que Elle (qui avait déjà fait sa couv sur Seydoux en mai) qui a mis Adèle Exarchopoulos en une en septembre. Et les Inrocks cette semaine:

Le comportement de Léa Seydoux pendant la promotion est contradictoire avec la façon dont, selon Kechiche, elle est arrivée sur le tournage. Il explique:

«Quand Léa Seydoux s’est présentée à moi, elle disait avoir du mal à jouer de façon naturelle. Elle voulait trouver quelque chose qu’elle voyait dans mon cinéma. Elle a insisté pour venir. Et ensuite pour rester, parce que j’avais des doutes sur notre réussite. (...) Moi, j’étais prêt à appeler Sara Forestier, qui avait très envie du rôle et que je n’avais pas choisie parce que je trouvais ça presque trop simple, trop évident, vu qu’elle répond au quart de tour. (...) Mais j’aime la difficulté, et ça me semblait un défi de prendre une jeune fille qui aspire à devenir une star. (...)»

Le réalisateur n'a plus que deux semaines à attendre avant de savoir si toute la polémique entamera le désir des spectateurs. Le film sort le 9 octobre.

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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