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Vanity Fair s'attire les foudres des stars d'Hollywood

Anaïs Bordages, mis à jour le 09.09.2013 à 19 h 34

Gwyneth Paltrow à Hollywood. REUTERS/Mario Anzuoni.

Gwyneth Paltrow à Hollywood. REUTERS/Mario Anzuoni.

Rien ne va plus entre Vanity Fair et les stars d’Hollywood, nous apprend le New York Times. Historiquement, le célèbre magazine américain offrait aux célébrités une couverture médiatique précieuse. Mais ces dernières se seraient récemment vexées après la parution de certains articles peu flatteurs.

En juin dernier, par exemple, Vanity Fair s’est fait remarquer en parlant des problèmes rencontrés sur le tournage de World War Z, le blockbuster zombiesque de Brad Pitt. En octobre 2012, le magazine s’était également intéressé à l’influence qu’avait la scientologie dans le couple de Tom Cruise et Katie Holmes.

Bref, «certaines célébrités et leurs agents, habitués à un plus grand contrôle de leur couverture médiatique, ne sont pas contents», nous explique l’article.

Pour preuve, en mai dernier, Gwyneth Paltrow aurait invité ses amis à boycotter le magazine:

«Vanity Fair me menace de me mettre en couverture de leur magazine. Si l’on vous pose des questions ou si l’on vous demande une citation, je vous prie de refuser. De plus, je vous recommande de ne plus avoir affaire à ce magazine dans le futur.»

Or, si les stars se rebellent, c’est parce que leur relation avec les médias a beaucoup changé en quelques années. Selon Leslie Dart, une publiciste qui travaille notamment pour Woody Allen, Meryl Streep et Tom Hanks, «les gens ne se préoccupent plus [de leur couverture médiatique] comme avant. Ils ne veulent plus ramper comme ils faisaient autrefois».

Désormais, les célébrités se passent donc des médias traditionnels: elles communiquent directement avec leur public grâce aux réseaux sociaux. Elles postent des «selfies» sur Instagram —notamment Justin Bieber et Rihanna—, partagent leurs opinions politiques et inondent même Twitter de photos de leurs nouveaux-nés.

Le boycott de Gwyneth Paltrow envers Vanity Fair n’est peut-être pas bien dangereux, mais il attire l’attention sur la difficulté du magazine à s’adapter à l’arrivée d’Internet: selon le New York Times, les ventes du mensuel américain ont diminué de 39,2% en cinq ans. La version française, elle, a été lancée en juin dernier, et semble pour l’instant bien se porter.

Anaïs Bordages
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