Culture

Faut-il supprimer la fashion week?

Temps de lecture : 2 min

Diane von Furstenberg avant la présentation de sa collection printemps/été 2013 le 9 septembre 2012 REUTERS/Carlo Allegri
Diane von Furstenberg avant la présentation de sa collection printemps/été 2013 le 9 septembre 2012 REUTERS/Carlo Allegri

Les critiques à l’égard des défilés de mode datent au moins des années 40. Mais depuis que la fashion week ressemble plutôt à un Fashion Month, la lassitude n’est que plus grande. Comme le résume le New York Times, «pour le monde extérieur, la fashion week ressemble peut-être à la fête la plus géniale du monde, mais les participants se lassent de tout ce tralala».

D’abord c’est devenu un événement sans fin: elle commence à New York ce jeudi pour s’achever à Paris début octobre (après être passée par Londres et Milan).

Mais surtout, c’est un événement qui semble perdre de sa pertinence:

«Le véritable but de la Fashion week, promouvoir les collections auprès des rédacteurs en chefs et des détaillants plusieurs mois avant leur vente en magasin, devient insensé à l’âge de l’instantanéité».

La créatrice Diane Von Furstenberg a surpris ses pairs récemment lors d’une réunion, déclarant nonchalamment que peut-être d’ici quelques années, leurs défilés à tous se feraient de façon numérique...

Tamara Mellon, ancienne designer de Jimmy Choo, et dont les collections faisaient partie des plus attendues cette année, a de son côté décidé de se passer des défilés, déclarant qu’elle livrerait de plus petites collections au fil de l’année, et les fournirait aux détaillants à la saison à laquelle les vêtements sont censés être portés – plutôt que des semaine à l’avance:

«Moi-même je déteste acheter un manteau et devoir attendre quatre ou cinq mois pour le porter. Et mes clients se moquent bien de la fashion week».

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