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Sur les traces du mystérieux sphinx égyptien retrouvé en Israël

Margaux Leridon, mis à jour le 09.08.2013 à 17 h 02

Citadelle de Tel Hazor, 2013, Qasinka via Wikimedia Commons Licence by

Citadelle de Tel Hazor, 2013, Qasinka via Wikimedia Commons Licence by

Si, en 2011, on vous expliquait qu’avec Google Maps, on peut faire des trouvailles archéologiques sans bouger de derrière son écran, la récente découverte d’un fragment de sphinx égyptien en Israël nous rappelle les vertus de l’archéologie old school.

Exhumé en juillet sur le site de Tel Hazor, en Galilée, un fragment en granit sculpté porte une inscription en hiéroglyphes au nom du pharaon Mykérinos, qui régna il y a 4.500 ans environ. C’est la première fois qu’une statue de ce type est découverte dans le Levant.

Pour Amnon Ben-Tor, directeur des fouilles et professeur d’archéologie à l’université hébraïque de Jérusalem, c’est la découverte d’une vie.

Le morceau retrouvé représente les pieds du sphinx, probablement délibérément cassés, conformément à une tradition qui consistait à briser les pieds et les têtes des statues lorsque les villes tombaient aux mains d’ennemies, explique Ben Tor à CNN. Il estime la taille du sphinx entier à un mètre de haut. Selon lui, les raisons qui ont conduit ce sphinx à se retrouver enfoui si loin d’Egypte risquent de rester un mystère. Peut-être un cadeau du roi égyptien au roi local, mais impossible d’en être sûr.

CNN s’est rendue sur le site, à la rencontre des archéologues, experts et simples bénévoles, qui poursuivent leurs fouilles dans l’espoir de retrouver le reste de la statue.

Ce qui est gratifiant dans ce travail, au-delà des découvertes archéologiques, ce sont les rencontres qu’ils sont amenés à faire. Pour Shlomit Bechar, doctorant en archéologie à l’université hébraïque de Jérusalem et superviseur des bénévoles du site pendant l’été:

«Il y a aussi une histoire derrière chaque découverte. Une histoire humaine. Qui ne concerne pas seulement l’humanité antique, mais aussi tous les bénévoles que nous avons dans la région.» 

Malgré la difficulté du travail et l’absence de salaire, les bénévoles se rendent en nombre sur le site chaque été. 

Pendant la période cananéenne, il y a environ 4.000 ans, la ville d’Hazor était une cité importante, lieu de passage entre l’Egypte et Babylone. Le site est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est un site clé en matière d’archéologie biblique. La bible mentionne Hazor comme la «tête de tous ces royaumes» cananéens (Joshua 11:10) précise Le Point.  Des pièces d’artisanat cananéen y sont découvertes chaque jour, permettant de mieux appréhender cette civilisation.

Margaux Leridon
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