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Le chocolat va-t-il sauver les libraires?

Temps de lecture : 2 min

melted chocolate / rore via Flickr CC License By
melted chocolate / rore via Flickr CC License By

Le chocolat, c'est la solution à tout. Même quand il n'y a pas de problème.

Mais a fortiori quand il y a des problèmes. Prenez les faibles ventes de livres. La solution? Le chocolat.

Une étude menée par des chercheurs en Belgique, et publiée dans le Journal of Environmental Psychology, vient de montrer que répandre une odeur de chocolat dans les librairies incitait à acheter davantage de livres.

Pour arriver à ce constat, les chercheurs, issus du département marketing de l'université de Hasselt, ont mené une expérience pendant 10 jours, répandant par intermittence une odeur de cacao au sein d'une librairie. «Au terme de l'expérience, les chercheurs sont formels: les ventes de livres augmentent jusqu'à 40% lorsque les consommateurs sont en présence d'un arôme cacaoté», rapporte le site MyEurope.fr. C'est le cas pour les livres de cuisine... et les romans d'amour. Les ventes de livres historiques par exemple augmentent moins, mais quand même de plus de 20%.

Le marketing olfactif est en plein développement. Aux Etats-Unis, il est déjà très développé, expliquait The Independant en 2011. Déjà 10% à 20% des magasins de détaillants y avaient alors recours, selon ce quotidien britannique. L'idée est de créer un environnement chaleureux dans lequel le client a envie de rester plus longtemps.

«Une étude réalisée par Nike a montré qu'ajouter des odeurs dans les magasins faisait augmenter l'intention d'achat de 80%, tandis qu'une autre expérience, dans une station essence pourvue d'une épicerie, faire le plein tout en humant une odeur de café faisait augmenter les ventes de cette boisson de 300%.»

L'odorat est directement connecté aux aires du cerveau liées au traitement des émotions. «Cela pénètre directement le système limbique, qui est le centre du contrôle émotionnel du cerveau, donc vous sentez quelque chose et hop! cela déclenche une émotion», analysait alors Steven Semoff, co-président du Scent Marketing Institute (Institut de marketing olfactif).

Reste que pour voir les effets de ce marketing sur les ventes, encore faut-il que les clients entrent dans les librairies. Et demeure cette minorité de clients imperméables aux odeurs: les anosmiques.

Charlotte Pudlowski Rédactrice en chef de Slate.fr

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